Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
= DUDU Express =

= DUDU Express =

Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Casse tête à Ankara - 1ère partie

Nous devons passer quelques jours à Ankara pour faire nos demandes de visas iraniens et turkmènes. Une procédure en plusieurs étapes :
  1. Dépôt de la demande de visas à l’ambassade d’Iran
  2. 3 jours plus tard, retrait des visas iraniens
  3. Puis dans la foulée, dépôt de la demande de visas à l’ambassade du Turkménistan
Nous demanderons un retrait des visas turkmènes à Téhéran.
 
 
Petit coup de stress ce lundi midi.
Comme nous avons pris un peu en retard sur notre itinéraire, nous devons redemander une attestation d’assurance avec de nouvelles dates. Cette attestation est nécessaire pour la demande de visa iranien. La demande se fait en ligne sauf que la réponse peut prendre jusqu’à 24h. C’est un peu juste car nous voulons allez à l’ambassade d’Iran dès demain matin. Nous nous verrons peut être obligé d’attendre un jour supplémentaire pour aller à l’ambassade, ou alors de réduire notre séjour en Iran pour coller à l’attestation que j’avais faite initialement. On verra bien.
 
Nous arrivons à Ankara, lundi en milieu de journée. J’imaginais une ville au milieu de la steppe (un peu comme Konya en fait), mais il n’en est rien. La ville de plus de 6 millions d’habitants est construite sur plusieurs collines. C’est impressionnant en arrivant de voir toutes ces constructions sur les coteaux.
Casse tête à Ankara - 1ère partie
Casse tête à Ankara - 1ère partie
Malgré les stationnements anarchiques, les doubles files, et les piétons qui traversent n’importe où, la circulation est fluide. Et nous arrivons rapidement dans l’hyper centre. Bon OK, ça klaxonne sans cesse, si bien qu’on ne sait pas qui klaxonne et pourquoi.

L’objectif premier est de faire un repérage de l’ambassade d’Iran pour demain matin. Comme on s’y attendait le stationnement est compliqué. Bon, on ne fait que passer. Nous devons aussi faire des photocopies et imprimer nos numéros d’autorisation.
 
Céline avait repéré une boutique un peu plus tôt, on retourne donc sur nos pas pour la retrouver. Pas facile avec les boulevards en sens unique. Nous repiquons sur notre itinéraire initial et finalement nous nous retrouvons de nouveau vers l’ambassade d’Iran, sans trouver la boutique. Zut ! Nous prenons une avenue au hasard quand Céline aperçoit un otopark. J’hésite à m’y aventurer car dans le passé, on s’est souvent fait jeter, notamment en Croatie. Je tente quand même. Le gardien m’indique qu’il y a des grandes places dans le fond, il m’aide même à manœuvrer. Cool !!
 
On est au plat, assez loin de la rue et à 200 m de l’ambassade d’Iran. Pour 20 TL (soit environ 5 €), nous pouvons rester jusqu’à demain midi. C’est vraiment la bonne affaire !
Je lui demande aussi où nous pouvons trouver une boutique de photocopies. Il prend son téléphone et revient quelques minutes plus tard pour m’indiquer un centre commercial tout proche.
 
Le problème est que nous n’avons toujours pas reçu notre nouvelle attestation d’assurance. Après réflexion, j’essaye de contacter l’assurance par téléphone. Je tombe rapidement sur une dame très agréable et manifestement habituée à ce type de situation. Elle retrouve rapidement ma demande sur son ordinateur et nous la valide dans la foulée. Un simple clic et hop, je reçois par mail l’attestation tant désirée. C’est pas beau l’informatique ? :-D.
 
Du coup nous partons en direction de la boutique de photocopies. Il y a un portique détecteur de métaux et un scanner à l’entrée. Ca ne rigole pas. Il faut dire que c’est un centre commercial plutôt haut de gamme.  Nous tournons deux fois pour trouver la boutique. Le gars nous fait des copies mais par contre il ne peut pas nous imprimer les fichiers de la clé USB. Zut !
 
Aussi, nous descendons le boulevard à la recherche d’une autre boutique. Nous ne sommes pas dépaysés à Ankara. Cette ville ressemble à n’importe quelle capitale européenne. Des grandes avenues, des parcs, des boutiques. On retrouve même quelques enseignes françaises comme Yves Rocher.
 
L’ancienne ville provinciale d’Angora a bien changé depuis qu’Atatürk a décidé d’en faire la capitale de la Turquie moderne en 1923. L’urbanisation a été soigneusement préparée.
 
Casse tête à Ankara - 1ère partie

La seule chose qui diffère vraiment est la circulation, ça roule n’importe comment et vite. Il ne fait pas bon être piéton. Il faut se lancer dès que le flux de circulation s’atténue. Mais attention les voitures ne ralentissent pas ! Aucun passage n’est matérialisé. Du coup, en Turquie, les gens traversent n’importe où, même les voies rapides.

 


J’aperçois au loin tout à coup, un panneau à message variable indiquant fotokopi. Le temps de le montrer à Céline, le texte avait changé. Et comme les panneaux du genre sont nombreux, il nous a fallu attendre un petit moment pour le retrouver.
Nous avançons dans une petite galerie marchande où nous trouvons dans le fond un vieux monsieur. Il est installé devant une petite TV. Je lui donne la clé USB et passe derrière l’ordinateur. Manifestement on interrompt le monsieur dans sa consultation de site pour adultes. ;-)
« Euh les enfants, mettez vous plutôt par là devant la TV »
L’imprimante est à bout de souffle mais nous ressortons quand même avec nos numéros d’autorisation et notre attestation d’assurance sur papier.
Le soir venu, nous rentrons sur notre parking et préparons tous les documents pour demain matin.
Réveil programmé à 6h30 !

Mardi matin,  comme prévu nous sommes à 8h devant l’ambassade. Nous devons attendre ½ heure avant que les portes n’ouvrent et ça caille. Ca gel même. L’attente est longue dans le froid.
Casse tête à Ankara - 1ère partie
A l’heure de l’ouverture nous sommes un petit groupe à entrer dans l’ambassade. Nous sommes appelés rapidement au guichet.
 
On nous donne un formulaire à remplir par personne et nous retournons nous asseoir. Pour être sur de ne pas se tromper on y va tranquille. Le formulaire n’est pas très bien fait, on retrouve des questions en double au verso. On nous demande une adresse en Iran, et comme d’habitude nous mettons un hôtel au hasard. On nous demande aussi la somme d’argent liquide que nous apportons. Là on s’est gouré on a mis le montant sur mon formulaire, et sur celui de Céline. Ce qui double la somme totale ! Tant pis.
 
Nous sommes rappelés une demi-heure plus tard. Nous devons maintenant aller dans une banque voisine pour payer les frais de visas de 50$ par personnes. Le nom de la banque me rappelle une banque devant laquelle nous sommes passés la veille. Nous entrons, y attendons 10 bonnes minutes, pour s’entendre dire que ça n’est pas la bonne banque. Zut.
Il faut revenir sur nos pas. En fait nous sommes passés devant la banque du même nom sans la voir juste avant. Les nuls !
 
Cette fois la guichetière est au courant du protocole. Nous n’avons pas de dollars, aussi nous retirons des liras au distributeur. Tout est ok, nous partons avec notre reçu de paiement.
 
Nous revoilà à l’ambassade, il faut reprendre un ticket, ppfff. Heureusement l’attente n’est pas trop longue. Nous restons un bon moment avec le guichetier car il n’est pas très bien organisé.  Il nous donne 4 pochettes transparentes pour que nous mettions les documents correspondants à chaque personne.  Mais il sort les documents de son côté pour re-contrôler. Tiens, il manque les signatures sur le formulaire. Ah, ça n’était pas écrit qu’il les fallait. Ca n’est pas vraiment pas des documents dignes d’une ambassade ….
 
Pour le reste c’est OK, nous avons le reçu du dépôt. Je demande la date de retrait et à notre grande surprise nous pourrons récupérer nos visas jeudi matin, un jour plus tôt que nous ne le pensions. Cool !
 
 
 
Il est déjà 10h30 lorsque nous rejoignons le camping-car. Une bonne chose de fait.
 
Comme nous sommes chaud, nous repointons les documents nécessaires à la demande de visas turkmènes. Nous voulons un visa de transit. Ce visa est bien moins cher que le visa de tourisme qui nécessite un accompagnant avec nous en permanence. Généralement ils octroient
4 jours pour faire la traversée. C’est amplement suffisant car ce n’est pas le pays le plus intéressant d’Asie centrale.
 
Après celle d’hier sur l’attestation d’assurance, nouvelle frayeur ! Les sites des ambassades du Turkménistan que nous consultons ne sont pas clairs. Il est indiqué qu’il faut une lettre d’invitation mais nous ne savons pas si ça concerne aussi le visa de transit. D’après les récits de d’autres voyageurs, ils n’en ont pas eu besoin.
 
Dans le doute j’appelle l’ambassade à Ankara. Le serveur vocal liste les documents nécessaires. Je comprends qu’il faut une lettre d’invitation, pour le reste des documents aucune idée, la qualité sonore est très mauvaise. Puis ça décroche et raccroche aussitôt. A la deuxième tentative je tombe sur une personne mais qui ne parle pas anglais. Comme nous n’arrivons pas à communiquer elle finit par raccrocher. Pff.
 
Par dépit, j’appelle l’ambassade du Turkménistan à Paris. Une dame m’indique qu’à priori il faut une lettre d’invitation. On est mal !
 
Elle m’invite quand même à me renseigner sur place.  Ok, mais c’est pas gagné. Le service consulaire ferme à 12h, soit dans ¼ d’heure. Nous n’avons pas le temps de nous rendre sur place. On pourrait y aller demain matin mais nous ne souhaitons pas passer la nuit prochaine en ville.
 
Bon je ressaye de rappeler. Cette fois la personne que j’ai en ligne arrive à me transférer vers une personne anglophone. Cela étant, elle ne comprend pas ma question sur la lettre d’invitation. La personne me parle d’une lettre manuscrite (oui ça on savait qu’il en fallait une). Mon interlocuteur me propose de venir à l’ambassade l’après midi pour échanger plus facilement. Ah tiens, d’après toutes nos infos, elle est sensée être fermé !!
 
De toute façon nous avions prévu de faire un repérage en prévision de notre venue jeudi matin.
 
Donc en route vers l’ambassade du Turkménistan qui se trouve à moins de 2 km. Pour le stationnement, facile, il y a une supérette juste avant. Du coup on en profite pour faire quelques courses et pour déjeuner avant que l’ambassade ne ré-ouvre.
 
A 14h pile nous sommes devant la grille. La section consulaire est manifestement ouverte contrairement à ce qui est écrit sur la plaque à l’entrée. Deux jeunes hommes tiennent le guichet mais aucun ne parle anglais. Super !!
 
Malgré l’aide du traducteur sur mon téléphone nous n’arrivons pas à nous comprendre. Alors un des jeunes hommes essaye de contacter quelqu’un qui parle anglais par téléphone. Après plusieurs tentatives infructueuses il parvient à joindre une personne et me passe son téléphone. C’est déjà plus facile de converser. Après plusieurs minutes d’échange, nous avons la liste des documents à fournir pour la demande de visa. Et la lettre d’invitation n’y figure pas. Ouf !
 
Lorsque je demande s’il est possible de récupérer les visas à Téhéran, l’homme que j’ai au bout du fil me demande de lui repasser le guichetier. Ils échangent, puis je reprends le téléphone pour avoir la traduction en anglais. On fait ça à plusieurs reprises. Avec du recul, la situation est comique !
 
A priori aucun problème pour retirer les visas à Téhéran. D’ailleurs le guichetier me présente un exemple de lettre manuscrite, rédigée en anglais, dans laquelle une française exprime sa demande de visa de transit. Outre les points d’entrée/sortie et les dates souhaitées, il est demandé un retrait à Téhéran, comme nous.  Cette lettre dont nous allons pouvoir nous inspirer, nous rassure également.
 
Nous devrons payer 10 $ par personne dans une banque toute proche. Le jeune homme me précise bien qu’il nous faut des dollars. Nous repartons avec des formulaires à remplir et la liste des documents à fournir. Nous pourrons faire ça tranquillement demain et pourrons ainsi gagner
du temps jeudi pour le dépôt du dossier. Wouh, quelle casse tête.
 
Il nous faut maintenant trouver un coin pour nous poser. Sur le GPS je repère un lac au sud de la ville. Nous y sommes en une vingtaine de minutes. C’est pas super propre mais pour une nuit ça fera l’affaire. Demain soir nous retournerons sur le parking près de l’Ambassade d’Iran, pour y être dès l’ouverture jeudi matin.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Daniel 06/04/2017 21:24

Bonjour, je viens de découvrir votre blog que je vais suivre car nous préparons un voyage en Iran. Pouvez-vous nous donner les coordonnées de l'otopark près de l'amabassade d'Iran. Nous comptons faire nos visas iraniens à Ankara. merci et bonne route !

Xav 08/04/2017 06:22

Bonjour Daniel,
J'ai prévu de faire un article synthétique sur l'obtention des visas iranien, mais faute de temps je ne l'ai pas encore rédigé. Et mettre un commentaire sur le blog de caravanistan aussi. Donc tu fais bien de nous contacter. Voici les coordonnées de l'ottomark :
39.89885 32.86341
N'hésite pas si tu as d'autres questions.