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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Le sud de l'Albanie

Nous essuyons une belle tempête cette nuit de dimanche à lundi. Grand vent et forte pluie.  Peut-être pas autant que vous en France mais dans le camping-car tout est amplifié. Ça fout les chocottes.

Mais nous ne nous plaignons pas côté météo.  Depuis le début nous n’avons eu presque que du beau. Jusqu’à 21° hier après-midi.

Et après une nuit agitée, nous retrouvons le soleil ce matin.
En plus de professeur, j’enfile la tenue de bricoleur ce matin. Cette nouvelle tempête à mise en évidence un souci d’étanchéité au niveau de la fenêtre de la salle de bain. Cette fenêtre est la seule à ne pas avoir été rejointoyée
 A moins que le problème ne vienne des fixations du porte vélo. Malgré le respect du poids autorisé, la malle est peut être trop lourde ?

Dans le doute je sors le pistolet et la cartouche de mastic-colle pour réparer tout ça. D’autant que la météo annonce pas mal de pluie dans les prochains jours.  
J’en profite aussi pour recoller la vasque de la salle de bain.

Comme il fait beau et qu’on est bien là, au calme, sur cette petite plage. On se prépare à rester pour le déjeuner. Céline fait une nouvelle tentative de mousse au chocolat, et avec Simon on sort pour la 1ère  fois le cerf-volant.  C’est un cadeau que Simon a eu à Noël et il est impatient de l’essayer. Malheureusement le vent de la nuit est complément tombé et nous n’arrivons à le faire décoller que de quelques mètres. Ça sera pour une autre fois.

Nous profitons de ces rayons de soleil qui nous manqueront peut-être dans les prochains jours.

 

Le sud de l'Albanie
Le sud de l'Albanie
Le sud de l'Albanie

A son passage le paysage change radicalement.  Sur ce versant de montagne exposé au sud, la forêt a disparu et laisse place à une végétation adaptée aux sols arides.

La vue sur la mer Ionienne est splendide.  Elle présente toute une palette de bleu qui s’étend jusqu’à l’île grecque de Corfou.

Nous nous arrêtons quelques minutes pour apprécier ce panorama en pensant un peu à vous autres qui êtes au boulot 😛.

 

Le sud de l'Albanie

Cette partie de la riviera est beaucoup plus sauvage et nous apprécions beaucoup.


A part peut être cette ancienne base militaire et son tunnel qui d’après les croyances populaires servait de base secrète aux sous-marins russes. On croirait un décor à la James Bond.
En fait il n’en est rien, même si l’URSS a collaboré à sa construction,  le tunnel abritait des bateaux d’intervention rapide de l’armée albanaise.

 

Le sud de l'Albanie

Nous nous arrêtons dans la ville de Himare pour quelques courses. La supérette est vraiment petite. Par contre nous sommes ravis de la boulangerie. Nous y trouvons un pain avec une croûte croustillante. 1ère fois depuis le départ qu’on déniche un pain ressemblant autant à notre pain français. On trouve également une excellente Pastiçeri où tout est confectionné par un jeune homme talentueux.  De quoi se régaler ce soir.


Nous tentons également pour la première fois depuis la Croatie, le remplissage d’une bouteille de gaz.  Le pompiste, à l’anglais parfait, cherche dans ses adaptateurs celui qui pourrait correspondre à nos bouteilles.
Il y a des fuites. Je sors pour la deuxième fois la caisse à outils de la journée pour regarder ce que j’ai pris comme joints avant de partir. C’est la journée des joints !

On en trouve un qui fera l’affaire. Et hop, une bouteille pleine de GPL pour 10€ !

Nous continuons encore une vingtaine de minutes puis nous bifurquons dans un chemin conduisant au bord de mer.

Les vagues sont presque un peu fortes pour arriver à bien s’endormir 😛.

Le sud de l'Albanie

La météo de ce mardi est exécrable. Nous avons droit à un violent orage et une pluie diluvienne. Heureusement, l’excellente mousse au chocolat nous fait du bien.

Le sud de l'Albanie

La visite de l’après-midi est annulée.  Nous devions aller voir le site archéologique du parc national de Butrint. D’après l’Unesco c’est un microcosme de l’histoire de la Méditerranée. Tant pis.

Nous dépensons nos derniers leks à la supérette du coin. On galère pour arriver au compte juste car la plupart des produits n’ont pas de prix affiché.
Et ce qui devait arriver arriva, arrivé à la caisse, nous n’avons pas assez de leks. Nous sommes obligés de laisser les bureks surgelés.

Alors en route, direction la Grèce !
Il pleut toujours des cordes. A mi-chemin de la frontière je commence à m’inquiéter du niveau de carburant. J’avais estimé en avoir assez pour rejoindre la Grèce, relativement proche sur la carte, mais la route est montagneuse, et le nombre de kilomètres est plus important que je ne le pensais.

Moi qui pensais impossible de tomber en panne d’essence en Albanie, et bien je révise mes propos. Dans cette partie du pays, beaucoup moins peuplée. C’est possible !

Il nous reste un peu plus de 40km à parcourir pour rejoindre la frontière quand le voyant s’allume.
D’après le livret d’utilisation du camping-car, on a 8 à 10 litres sur la réserve.  En roulant tranquille on a environ 80 km d’autonomie.
Alors c’est ce qu’on fait. Heureusement il y a une grande descente de 10km, qu’on parcourt en roues libres. Ça y est on arrive enfin à la station précédent la frontière.

-    Ah bon vous ne prenez pas les cartes, vous êtes sûr ?
C’est dommage on vient juste de dépenser nos derniers leks.
Ah on peut payer avec des euros ! Le souci c’est que nous n’avons plus non plus.

Même constat à la station suivante.

Renseignements pris à la frontière, il va nous falloir rouler encore un peu pour trouver une station côté grec. Mais le nombre de kilomètre à parcourir varie selon les personnes interrogées. Ici les gens ne parlent que grec ou albanais ! Leur anglais est hésitant. Je suis désemparé.

Bon bah, on verra bien.

La nuit est tombée depuis un bon moment et nous roulons toujours, sous la pluie, avec notre voyant allumé. Il y a bien une station 10 km après la frontière mais elle n’est plus en service.

Nous en sommes presque arrivés à prier de ne pas rester planté là, en pleine côte, au milieu de nulle part.

Encore 10 kilomètres et nous apercevons un logo Esso, peut être salvateur. Encore faut-il qu’ils prennent les cartes.  
C’est une station familiale tenue par une dame. Elle me confirme accepter les cartes. Je crois l’avoir serré dans mes bras tellement j’étais soulagé.
Au moment de remplir elle me demande :
-    Full ?
-    Yes ! Full !

Depuis la dernière fois en Espagne, je m’étais juré ne plus m’y faire prendre. Encore un excès de confiance !

Après toutes ces émotions et vu l’heure avancée, nous cherchons un coin où nous poser dans cette petite ville de Kalpaki. Nous sommes chanceux pour le coup car nous trouvons rapidement un grand parking empierré dans une rue sans issue, qui n’attendait que nous !

C’est ainsi que nous disons au revoir aux albanais. La vie ne doit pas être toujours facile dans ce pays qui plafonne économiquement à cause de la corruption et des réseaux mafieux.  Avec un peuple aussi chaleureux et des endroits magnifiques, le tourisme pourrait fonctionner à merveille.  Espérons qu’ils n’aient pas tout pollué et tout bétonné avant qu’il ne soit trop tard.

 

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MaTThieu 05/04/2017 18:02

Merci pour cette pensée pour ceux qui sont au boulot :p

En tout cas les paysages sont vraiment magnifiques et la mousse a l'air très bonne ;-)

Céline 10/03/2017 09:45

Mathieu, se n'est pas la première fois que Xav frôle la panne d'essence, nous avons eu de belles frayeurs au Canada et en Espagne. Il y a eu quelques échangent houleux entre nous.
Depuis l'Albanie, c'est Xav qui conduit en permanence, il faut dire que les routes étaient vraiment mauvaises.
Le genou de Xav est encore un peu douloureux mais supportable et le mien va un peu mieux.

Mat 09/03/2017 22:23

C'est vrai que l'Albanie a de beaux paysages ! Certains photos font très cartes postales !

J'imagine bien le stress qu'une éventuelle panne d'essence a du générer, ravi qu'elle n'ait finalement pas eu lieu. Mais c'est un bon avertissement pour le reste de votre long séjour.

Ce n'est pas trop fatiguant au niveau de la route ? Et le genou, il va mieux ?