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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Nous sommes en Asie

Dimanche 12 mars, nouvelle journée de transit au programme.

Pas d’école ce matin. A la place se sera laverie pour Céline, et un peu de ménage pour les enfants et moi.
Avec Simon on parcourt aussi le centre-ville pour trouver une boulangerie. Mais soit elles sont fermées, soit elles n’ont pas de pain. D’après ce que j’ai compris ils n’en font pas le dimanche.
Tant pis nous retournons au camping-car, bredouilles.

Une fois les occupations matinales terminées nous décidons de retourner dans la dernière boulangerie visitée pour acheter quelques gourmandises pour le dessert, et le petit déjeuner de demain.
Le choix est cornélien compte tenu du choix proposé et aussi car on a du mal à comprendre les explications de la vendeuse.

Ainsi nous faisons notre dernier repas aux saveurs locales.
Au menu :
-    Salade grecque
-    Mousaka et Burek
-    Baklava et Gâteau grec

Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie

Nous ne nous souvenons-nous plus de l’appellation  exact de ce gâteau grec, que nous avions déjà goutté en Crète. Il est constitué d’une pâte filo et d’une fine semoule à la vanille. Il est aussi possible de le saupoudrer de cannelle.

Puis nous reprenons notre route vers l’est en direction de la Turquie.

La frontière n’est qu’à une heure. Nous quittons la Grèce avec la nette sensation de ne pas en avoir vraiment profité et de l'avoir un peu sacrifiée. La météo ne nous a pas franchement aidé non plus. Mais nous savons que nous aurons l'occasion d'y retourner dans le futur.

 

Les formalités côté grec sont rapides. Puis nous traversons le pont qui sépare les deux pays.

Nous sommes en Asie

En tout nous nous sommes arrêtés à 3 guichets côté turc. Le premier pour scanner la plaque d’immatriculation, le deuxième pour l’enregistrement de passeport et une fouille rapide du véhicule.  Et le dernier pour revérifier les passeports et regarder de nouveau dans le camping-car.

Et pour l’anecdote, en attendant dans la file à l’approche du deuxième guichet, Céline s’aperçoit dans un des guides touristiques, que l’importation de certaines denrées alimentaires est interdite. Heureusement le douanier n’a pas ouvert le frigo.
Sauf que Pauline, le douanier à peine sortie, s’exclame :
«  Ouf ! Il n’a pas ouvert le frigo ! »
La vitre était encore grande ouverte. Pff !

 

Sinon nous avons aussi eu droit à un douanier hyper sympa qui est venu par curiosité à notre rencontre. Il voulait savoir ce qu’on venait, de France, faire là, en camping-car.
Peut-être un avant goût de l’hospitalité turc ?

Nous retrouvons une route vraiment défoncée après la frontière.  Même si en Grèce ça n’était pas toujours le top, c’était toujours mieux qu’en Albanie.

Heureusement quelques kilomètres plus loin on trouve un asphalte tout neuf. Maintenant on peut vraiment parler de voie rapide.

On a aussi retrouvé la pluie en Turquie 😢.


Pour la traversée turque nous avons décidé de faire l’impasse sur Istanbul. La ville est à priori somptueuse mais la circulation y est cauchemardesque. Ça allonge aussi notre parcours de plusieurs centaines de kilomètres. Et puis avec les derniers événements on aura l'esprit plus tranquille.

Nous couperons donc en passant par la péninsule de Gallipoli et le détroit des Dardanelles.

Nous nous arrêtons dans la ville de Gelibolu pour nous renseigner du prix de la traversée. Je me rends également dans une boutique de téléphone pour me renseigner des offres prépayées mobiles.

Bon apparemment l’anglais n’est pas très répondu ici. Ça ne va pas être simple. Après cette nouvelle journée de transit nous sommes bien fatigués.  Nous nous arrêtons pour un bivouac citadin, à côté d’un terrain vague ou il y a encore des chiens vagabonds.

Ils sont partout, on ne supporte plus les aboiements ! 😠

 

Grâce à mes boucles kies, j’ai plutôt bien dormis. Ce qui n’a pas été le cas de Céline.  Entre les chiens, la rue et la pluie, le sommeil a été très léger. Ah ! Les joies du camping-car !
En fin de matinée nous continuons notre descente de la presqu’île pour découvrir les cimetières commémoratifs de la bataille de Dardanelles.

Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie

Petit cours d’histoire :
Lors de la première guerre mondiale, l’empire ottoman se range aux côtés des allemands.
Les alliés veulent créer une voie maritime pour prendre Istanbul. Le 19 février 1915 des navires se présentent dans le détroit et bombardent les deux rives. 3 cuirassés alliés sont envoyés par le fond. Dont un navire français touché par une mine.
Après l’échec de l’assaut maritime, les alliés passent à l’assaut terrestre en engagent notamment le Anzac, corps d’armée australien et néo-zélandais.
Mais les défenses ottomanes tiennent bon. La bataille tourne en guerre des tranchées. Les troupes alliées se retirent finalement en 9 janvier 1916. La bataille des Dardanelles aura fait plus de 46 000 morts parmi les troupes alliés et 87 000 côté turcs (sans compter les blessés).


Nous avons également visité  le musée dédié à cette bataille. Un parcours de 11 salles de cinémas retranscrit le déroulement des faits.

Chaque salle est différente et contient parfois des éléments de décors comme un pont de bateau ou une tranchée.  Les projections alternent, images d’époque, scènes filmées et images de synthèse,  parfois en 3D ou sur des écrans en coupole.
C’est vraiment une réussite. Et en plus nous avions une audio traduction.

Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie
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Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie

Cette bataille était pour les trucs plus qu’une simple défense de territoire, mais bien  une défense de leur religion musulmane. Et loin de faire l’apologie du jihad,  la conclusion est plutôt pacifique.
« Si les hommes au lieu de faire la guerre s’entraidaient, le futur serait plus prospère ».
« A chaque vie détruite, c’est un peu de l’humanité qui disparait ».

Je suis content car Simon m’a reparlé de cette dernière phrase un peu plu tard. C’est bien l’objectif de notre voyage, s’aventurer vers d’autres mondes pour s’ouvrir les yeux vers d’autres cultures.


Seule la dernière salle nous a déplu, le film relavant presque de la propagande, vantait les forces économiques et miliaires de la Turquie.
 

A part nous, il n’y a avait que des cars de jeunes adolescents venus en sortie scolaire
D’ailleurs, lorsque les effets spéciaux de tirs de missiles se sont mis en route, la moitié de la salle à sursauté.  Ça nous a fait bien rire.

En même temps, nous étions, nous aussi une attraction pour eux. Certains restaient à nous observer pendant de longues minutes.

Pour terminer ma leçon d’histoire : Un jeune officié du nom de Mustapha Kemal s’est illustré lors de cette bataille. Il est plus connu sous le nom de Atatürk, père fondateur de la Turquie moderne.
Il a mis en œuvre bon nombre de réformes pour faire de la Turquie une démocratie laïque.


L’après midi nous avons pris le ferry pour traverser le détroit et nous rendre à Canakkale. Ca y est nous foulons pour la première fois le sol asiatique !!!

Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie
Nous sommes en Asie

La suite de l’après midi est plus de nature logistique. Nous nous sommes d’ailleurs rendus dans une zone artisanale presque exclusivement dédié aux métiers de l’automobile.
L’idée était d’adapter une coupelle de remplissage GPL turque sur ma lyre française.
Le gérant de Oto Gas n’avait que la coupelle. Il a pris sa voiture et est revenu 20 minutes avec la lyre assemblée. Cool !!

Le tout pour la somme de 50 livres turcs, soit environ 13 euros, c’est correct.

Nous sommes en Asie

Sans tarder, nous nous rendons à la station la plus proche pour remplir notre bouteille vide. Test concluant !

La nuit commence à tombé lorsque nous quittons la ville de Canakkale.

Nous sommes en Asie

Trouver un bivouac va encore être difficile. Après avoir traversé quelques villages boueux, je tente de rejoindre une route sans issue en bordure de mer. Et part chance nous tombons sur le parking d’un cimetière commémoratif.

C’est plat, bitumé et il y a même de l’eau pour remplir les réservoirs demain. Que demander de plus ?

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Manu 15/03/2017 10:48

Salut Xavier vous suivre est super passionnant que de régions déjà découvertes après l'Europe donc place à l’Asie
La gâteau grec ce n'est du galaktoboureko par hasard
Bon courage à vous
Manu et Gaelle

Denis 15/03/2017 10:42

Galaktoboureko ? pour le gateau :)

Mat 14/03/2017 18:18

Finalement, vous passez plus au sud que prévu en Turquie ? Vous allez vers Ankara ensuite ?

Xav 15/03/2017 06:33

Salut Mat',
Je pense que tu dis ça en rapport à notre carte d'itinéraire sur le blog. A l'époque j'avais tracé un trait grossièrement. Et le passage par Istanbul n'était pas certains.
L'idée est de longer la cote égéenne puis de prendre la direction de la Capadoce. Pour finir vers le nord-est sur les bords de la mer noire et la frontière iranienne.