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= DUDU Express =

= DUDU Express =

Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

1 200 bornes !

Nous quittons Ankara jeudi en début d’après midi.  Un fois sortie de la ville nous nous arrêtons à la station de lavage. Il était grand temps, on ne voyait quasi plus à travers la fenêtre de la salle de bain à l’arrière.

Nous roulons jusqu’à 18h et commençons à chercher un endroit pour bivouaquer. On sort de la voie rapide dans un village. Aucun endroit ne nous convient vraiment.  On continue par une petite route dans le village suivant. Rien non plus pour se stationner au calme.
Alors on repique vers la voie rapide.  On tombe sur un petit chemin qui pourrait convenir. On s’y engouffre et nous faisons quelques dizaines de mètres pour s’éloigner de la route.
Le chemin ne parait pas très fréquenté  mais au cas où, on entreprend de se décaler un peu pour dégager le passage. Mauvaise idée ! Les roues avant, à peine posées sur le champ mitoyen,  commencent à patiner. Marche avant, marche arrière, rien n’y fait. J’insiste pas, c’est la pire chose à faire. Il semblerait que le champ ait été retourné assez récemment et la terre est meuble.
 
En sortant de la cabine, je vois que les roues sont un peu enfoncées, mais pas énormément, et
que le pot d’échappement  touche la terre.  Il n’y a plus qu’à sortir la pelle !!
Je dégage le pot d’échappement et je bloque les roues avant avec les cales pour qu’elle retrouve de l’adhérence. Pas mieux. Céline prend la place du conducteur. De mon côté, je pousse les roues avec les calles. Cette fois c’est bon. L’embrayage a un peu chauffé mais on s’en sort assez facilement.
 
On tourne encore une bonne demi-heure avant d’entrevoir une possibilité de stationnement ou bout d’une impasse dans la ville de Saraykent. Les gens de la maison d’à côté sortent de chez eux, forcément. Je m’en vais donc à leur rencontre pour leur demander l’autorisation de rester là.
Le monsieur ne parle pas anglais mais il y a un jeune homme qui le succède qui parle super bien anglais. Mieux que moi ! ;-D
 
Il me dit « Pas de problème », et m’invite pour boire le thé, et même manger. Sacrés turques !
Je décline l’invitation pour le moment car il nous faut caler la Dudumobile et passer en mode nuit. Après les tumultes d’Ankara nous voulions passer une soirée tranquille ce soir. Avec les enfants, nous retournons voir nos voisins d’un soir pour les remercier encore et pour boire un thé, mais ce sera tout. Il me faut quand même refuser plusieurs fois l’invitation à manger. « Mais si, on va vous préparer quelque chose » « Mais vous comprenez on ne voit pas trop de touriste pas ici ».
 
Le jeune homme a travaillé à Los Angeles, d’où son excellent anglais. Nous sommes chez son oncle et son père habite la maison d’à côté. Ils ont de la famille en France. D’ailleurs, tellement content d’avoir un français à la maison, il lance un Skype avec sa belle sœur de Lyon ! Elle est en train de faire des courses la pauvre et se trouve bien prise au dépourvue.
Nous quittons rapidement cette chaleureuse famille turque pour passer une soirée et une nuit tranquille.
 
 

Vendredi matin, rien de spécial.
Nous sommes sur le point de partie lorsque plusieurs dames approchent timidement du Camping-Car. Elles viennent faire les curieuses ;-). Nous expliquons notre voyage et leu proposons de monté à bord, mais elles déclinent poliment.
Le jeune homme est là aussi ce matin. « Hello my friend ». Je lui demande où nous pouvons nous ravitailler en eau. Nous pensions tenter notre chance à la mosquée. Mais c’était sans compter sur la générosité turque. Il me propose de me raccorder directement au robinet de la maison.
Cela nous laisse le temps de prendre quelques photos souvenirs.
1 200 bornes !

Cette fois nous partons pour une bonne après midi de route. La voie rapide est plutôt de bonne qualité aujourd’hui. On se relaie avec Céline.
Nous faisons une petite incursion dans la ville de Sivas pour faire quelques courses.  Mais nous laissons tomber voyant qu’il ne nous serait pas possible de nous stationner.
 

1 200 bornes !

Cette fois nous partons pour une bonne après midi de route. La voie rapide est plutôt de bonne qualité aujourd’hui. On se relaie avec Céline.
Nous faisons une petite incursion dans la ville de Sivas pour faire quelques courses.  Mais nous laissons tomber voyant qu’il ne nous serait pas possible de nous stationner.
 

1 200 bornes !

Pour le bivouac, nous nous arrêtons à côté du lac Tödürge. Nous avons une cigogne pour compagnie, ce qui n’est pas des plus déplaisant.
 

1 200 bornes !
1 200 bornes !
1 200 bornes !
1 200 bornes !

Nous avons une petite baisse de moral ce samedi matin. Les journées de route qui s’enchaînent y sont surement pour beaucoup. On a connu des journées plus sympathiques. Après un mois et demi de road trip, on a un peu le mal du pays.


Et pour ne rien arranger, la qualité de la route est en nette dégradation. Toute en rugosité et en trous ! C’est vraiment fatiguant comme conduite, il faut garder les yeux rivés sur le macadam et le bruit de la route résonne dans le camping-car.

Un peu de son pour se rebooster !

En revanche, et malgré un temps mitigé, nous bénéficions de supers panoramas dans les montagnes. Notre altitude oscille autours de 1700 m, nous avons passé un col à 2163 m, notre record jusque là. Nous avons même droit à une petite averse de neige !

1 200 bornes !
1 200 bornes !
1 200 bornes !

La route s’améliore d’un coup avant d’arriver à Erzincan et nous retrouvons un beau soleil.
 

1 200 bornes !
Nous nous arrêtons sur un pseudo parking de l’université. Il n’y a pas grand monde ce samedi en fin d’après midi. Nous avons quand même la visite du gardien. Il accepte gentiment que nous restions là pour la nuit. Et il nous averti même de faire attention aux 4 chiens qui errent dans les parages.
 
Dimanche, le moral va mieux sous le soleil d’Erzincan. Le programme en revanche varie peu. Ecole + Route. Nous nous arrêtons pour la nuit dans la ville de Horasan. Il fait gris et froid. La ville n’apparait pas sous son meilleur jour. Nous tournons un bon quart d’heure avant de décider de nous arrêter dans voie sans issue donnant sur l’école. C’est vraiment sale par terre, que de détritus partout. Mais comment font les turcs pour vivre dans la poussière, la boue et les déchets ?
Après quelques dizaines de minutes, 3 jeunes viennent vers nous et toquent à la vitre. Ils balbutient quelque mot d’anglais, mais ils ont surtout l’air de se moquer.
Ils sont rejoints quelques instants plus tard par un autre groupe. Ca commence à faire beaucoup. Si certains ont l’air plutôt sérieux, ce n’est pas le cas de tous. On ne se sent pas très bien pour la première fois depuis notre arrivée en Turquie. Et pour ne rien arranger, un gars en taxi se pointe (peut-être le père d’un des jeunes), on comprend que ça ne lui plaît pas trop que nous restions ici. On comprend qu’il veut appeler la Police. Il prend son téléphone, donne notre numéro de plaque (d’ailleurs il a du mal à expliquer la lettre X, qui n’est pas utiliser en turc).

En attendant on reprend notre partie de Linko. Après quelques minutes effectivement, on voit passer la police mais elle loupe la rue. La voiture finira malgré tout par nous rejoindre en coupant à travers le champ. Aucun des deux policiers ne parle anglais. Nous leur laissons le soin de se dépatouiller avec Google translate. Ils vérifient nos passeports et nous demande de les suivre jusqu’à un parking plus sécurisé.
Nous ne savons pas vraiment si c’est pour notre sécurité ou pour leur tranquillité mais bon. Nous n’avons pas trop le choix.
Nous les suivons jusqu’au parking du restaurant et de la station service en plein milieu de la ville sur le bord de la voie rapide !! Super bivouac !!
On hésite un instant à reprendre le volant pour aller plus loin, mais nous savons qu’après cette ville la route monte en altitude. Et il fait déjà nuit, c’est trop risqué.
Nous voilà donc coincé ici et la nuit risque d’être courte.
 
 
Grâce à mes boules quies, je m’en tire à peu près bien. Les enfants aussi car eux ils dorment partout. Par contre Céline a très peu dormi, apparemment le resto à tourné toute la nuit !!
Ce matin, le bruit des camions et des klaxons ayant bien repris, nous préférons décamper au plus tôt et nous trouver un coin plus paisible pour petit-déjeuner.
Après une demi-heure de route, nous trouvons un parking un peu à l’écart de la voie rapide.  Rien de tel qu’un beau paysage de neige pour se détendre.
1 200 bornes !
1 200 bornes !
La frontière iranienne n’est plus qu’à 2 heures de route mais nous préférons attendre demain (mardi) matin pour la franchir. Rentrer dans un nouveau pays en fin de journée n’est pas une bonne idée, surtout dans un pays si différent du notre.

De toute façon nous avons quelques bricoles à faire dans la journée :
  • Photocopies supplémentaires de nos visas iraniens. Pour ça nous nous arrêtons à Agri.
  • Plein d’eau
  • Plein de gasoil (ici c’est du Motorin)
  • Quelques courses
Nous voulons faire les courses dans notre dernière ville étape avant l’Iran : Dogubayazit. Nous avons repéré un supermarché Migros (seule enseigne où on trouve du Helvat aux noisettes, que nous n’avons encore pas gouté).
 
Quel bazar cette ville, sans doute la pire que nous ayons vu jusque là. Il y a des voitures partout, les rues sont défoncées, et quelle poussière. Par endroit la route est mouillée ce qui la rend boueuse. Il y a des enfants qui traînent, dont un qui s’est carrément mis en travers de la chaussée devant nous.
On voit bien que cette région figure parmi les plus pauvres du pays !
De façon étrange, le supermarché est le plus grand que nous ayons trouvé en Turquie. Par contre on retrouve même la poussière sur les articles des rayons.
Après quelques calculs d’apothicaire, nous réussissons à écouler tous nos liras !
 
Nous passons la nuit sur les hauteurs de la ville, près du palais d’Ishak Pasa. Où nous jouissons d’une superbe vue sur la ville (dont on voit s’échapper la poussière),  et surtout sur le mythique Mont Ararat, point culminant de la Turquie avec ses  5 137 m.
1 200 bornes !
1 200 bornes !
1 200 bornes !
1 200 bornes !

Voilà maintenant trois semaines que nous sommes en Turquie et il est temps pour nous d’avancer.
Demain, une nouvelle aventure commence.

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Mat 04/04/2017 13:30

Bon courage pour la suite du périple ! Content que le problème des visas soit derrière vous.