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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Casse tête à Ankara - 2ème partie

Mercredi matin, nous faisons l’école et restons tranquillement près du lac jusqu’au début de l’après midi. Nous voulons profiter de cette journée « sédentaire » pour passer à la laverie et chez le coiffeur. Il faudrait aussi faire une petite toilette extérieure sur la Dudumobile, toute poussiéreuse,  mais nous n’aurons surement pas le temps.
 
J’ai passé un moment dans la matinée à essayer de trouver une laverie. A grand renfort de OSM et Internet, j’en ai trouvé .... une ….. qui pourrait convenir. Les autres sont soit des pressings, soit des laveurs de tapis (pour le coup là y en a plein).
 
Donc en avant pour la laverie, nous nous engouffrons de nouveau dans la grande ville !
Ca grouille de monde dans le bourg ! Voitures, taxis, bus, piétons, il y en a partout. Nous retrouvons aussi nos vendeurs ambulants de petites couronnes façon Bretzel. Mais impossible de s’arrêter ici.
 
La laverie n’est plus très loin,  espérons que la rue soit plus calme. Effectivement nous bifurquons sur une petite rue et passons devant. Mais comme d’habitude aucune place de stationnement en vue. Nous sommes bon pour nous garer une nouvelle fois à l’arrache un peu plus loin.
 
Céline et moi partons en repérage pour voir si la laverie correspond à nos attentes. Nous avons cru un moment que c’était un pressing mais on peut aussi faire notre lessive seuls. Ok cool.
 
On retourne chercher le linge et les draps puis je laisse Céline à la laverie. En remontant vers le camping-car je constate qu’il y a un coiffeur dans la rue. C’est parfait, je m’y arrête et demande s’il y a un créneau pour Simon et moi. On me dit de repasser dans 20 minutes. Parfait !
 
20 minutes plus tard nous nous présentons. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours du mal à expliquer quelle coupe je veux aux coiffeurs. J’ai toujours l’impression qu’ils ne comprennent pas ce que je veux et que je vais me retrouver avec une coiffure chelou.  Alors là, en turc, j’ai peur.
 
On commence par Simon. Je fais signe au coiffeur que nous voulons une coupe tout à la tondeuse. Son collègue dit « foto,  foto » et ils nous font voir des coupes genre footballeur. Ras sur le tour et plus long sur le dessus. Beaucoup de jeunes turcs sont coiffés comme ça.
 
Mais Simon préfère garder son look habituel.  D’ailleurs, je retrouve sur mon téléphone des photos du début du voyage que je montre au coiffeur, pour être sûr qu’il ait bien compris.
Nous passons un moment sympathique avec les deux hommes qui sont tout heureux d’accueillir des étrangers.  Une nouvelle fois notre voyage les fascine.  Nouvelle question insolite : quel est le salaire minimum en France ? Je crois qu’ils se projetteraient bien d’ouvrir un salon dans l’hexagone.
 
On parle de foot aussi. Je ne savais pas qu’il y avait une confrontation entre Lyon et Besiktas (un club stambouliote) en Ligue Europa dans les prochains jours. Ce sont de fidèles supporters !  Ils me sortent même le maillot d’un placard ! Excellent !
C’est terminé pour Simon.
Casse tête à Ankara - 2ème partie
Casse tête à Ankara - 2ème partie
A mon tour. J’ai eu une petite frayeur à un moment. J’ai cru finir avec une houppette ! Mais finalement je ressors avec ma tête habituelle.
Une petite surprise quand même. Dans le salon il n’y a pas de bac pour le lavage des cheveux mais simplement une vasque devant les miroirs.  Il faut donc se pencher en avant pour le shampoing. C’est pas très pratique (d’ailleurs Simon s’est retrouvé avec le T-shirt trempé à l’encolure). Et lorsqu’ils font le shampoing, ils nettoient aussi le visage. Je ne m’attendais pas à sentir une main me savonner la figure !!!
 
Bref, nous ressortons frais et heureux. Et  pour 30 TL (soit 7,5 €) les  deux coupes, ce serait dommage de se priver.  Nous laissons un petit pourboire quand même.
 
Parfaite synchronisation, Céline arrive justement de la laverie. Nous y retournons pour payer. Nous laissons également un petit pourboire pour remercier le personnel qui a généreusement aidé au pliage du linge!
 
Pour passer la nuit nous retournons nous stationner sur le parking de lundi soir.
Pour être sûr de ne pas être pris au dépourvu lors du dépôt de la demande de visas turkmènes, je préfère avoir un exemplaire de l’attestation d’assurance. Du coup je retourne voir le vieux monsieur de la boutique de photocopies. Cette fois je prends bien soin de ne pas passer derrière l’ordi ;-)
Il me fait la copie gratuitement, sympa. Je cherche aussi désespérément un distributeur pour retirer des dollars. La Turquie est un des rares pays où on peut trouver des euros et des dollars dans certains distributeurs.  Malheureusement ce n’est pas le cas dans le secteur où je suis. Et pourtant les distributeurs, ca n’est pas ce qui manque. J’en ai bien trouvé deux dans lesquels on pouvait faire du change Euro->Lira ou Dollar->Lira mais, mais pas Euro->Dollar ni Lira->Dollar.
Il y avait bien le bureau de change à côté de la boutique du vieux monsieur, mais il était déjà fermé. Nous devrons y retourner demain.
Plus tard dans la soirée, nous remplissons les formulaires de demande de visas turkmènes et rédigeons la lettre manuscrite.
 
 
J’ai pas très bien dormi cette nuit de mercredi à jeudi. L’inquiétude de ne pas avoir nos visas surement.
 
Pour ne pas attendre trop longtemps dans le froid comme mardi, nous avons décalé notre réveil d’ ¼ d’heure. Heureusement la température est bien différente ce matin !
Il y a déjà quelques personnes qui attendent devant la grille quand nous arrivons. La procédure devrait être rapide, nous avons juste à récupérer nos visas et à déposer nos empreintes digitales.
Nous passons rapidement au guichet, le monsieur prend notre reçu et nous demande de retourner nous asseoir. Nous attendons une vingtaine de minutes avant qu’il ne nous rappelle. Il nous rend les passeports, youhou on a nos visas !!! Enfin sauf Simon, qui doit attendre encore 5 minutes son passeport qui n’est pas prêt.
Quelques minutes plus tard, le guichetier nous tend le dernier passeport. Nous attendons pour la prise des empreintes, mais le monsieur nous dit que c’est OK.
Casse tête à Ankara - 2ème partie
Nous ressortons heureux, et frustrés à la fois. Un frais fiasco ce dépôt d’empreintes. C’est pour cette raison que nous n’avons pas pu faire les visas en France. Le personnel de l’ambassade de Paris m’avait clairement indiqué que le dépôt des empreintes était indispensable pour les ressortissants français. Alors même que certains autres voyageurs ne l’avaient pas fait. Mardi, l’autre guichetier que nous avons vu, nous a lui aussi parlé du dépôt d’empreintes. Et finalement, on part sans le faire.
Au bout du compte, la procédure de demande de visas nous a couté beaucoup plus cher, sans raison. En gros on en a pour plus de 520 € en tout, au lieu de 340 !
 
Bon, pas le temps de trainasser, nous retournons à la boutique du vieux monsieur pour photocopier nos visas iranien nécessaire à la demande de visa de transit turkmène. L’imprimante grince à l’agonie, le monsieur est obligé d’appuyer sur le capot des toners pour que la qualité soit correcte.
Allez hop, on enchaine sur le bureau de change voisin pour changer des liras en dollars.
 
Sur le chemin du parking, nous nous achetons des Simits !! Nous avons enfin le nom de ces pains dont les turques sont friands. A 1 TL pièce, il s’en vend comme des petits pains. LOL :-D
Il est possible de les garnir de fromage à la crème (genre St Môret) comme un Bagel. Ca a en d’ailleurs un peu le goût, il y a même des boutiques spécialisés dans la garniture des Simits.
Casse tête à Ankara - 2ème partie

De retour au camping-car, nous prenons la direction de l’ambassade turkmène.
Il n’y pas d’attente, et comme le guichetier est le même que mardi, la procédure est rapide. Nous devons là aussi aller déposer les 40 dollars dans une banque voisine. Cette fois j’avais repéré la banque sur mon GPS, mais le guichetier m’indique une autre adresse. Hum Hum !
Nous passons dans la rue qu’il nous indique mais pas de banque en vue. Super ! Du coup on va à l’adresse que j’avais. Banco !! On a vraiment l’impression que le jeune homme de l’ambassade est fraichement affecté à ce poste ! Il n’est pas très sûr de lui.
Après quelques minutes d’attente à la banque, nous déposons nos 40 dollars et ressortons avec nos reçus. La montée est raide pour retourner à l’ambassade. Il fait super beau et super chaud aujourd’hui à Ankara !
On donne nos reçus. A priori tout est OK même si nous ressortons sans preuve de dépôt. Normalement nos visas seront près sous une quinzaine de jours à Téhéran. Quand on sait que le taux d’acceptation des demandes des visas turkmènes est d’environ 5O% en ce moment, croisons les doigts.
 
WOUUUUUU, ça y est !! Après ce labyrinthe administratif, nous en avons fini à Ankara. Quel soulagement.
Après un déjeuner rapide sur le parking de la supérette, nous quittons la capitale turque. Pour rattraper notre « retard » et disposer de suffisamment de marge au cas où nous n’aurions pas nos visas turkmènes, nous sacrifions tout le nord-est de la Turquie. Même si la côte de la Mer Noire est semble-t-il très jolie, elle est également très pluvieuse à cette saison. Donc tant pis.
Nous ferons cap plein est, tout droit vers l’Iran. 1200 km à parcourir, beau programme pour les jours à venir.

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eve 03/04/2017 13:54

on dit quand France nous sommes les rois de la paperasse, mais ce n'est pas mal non plus là-bas.
Il faut vraiment avoir envie de passer par là.
Je vous suis depuis le début et c'est formidable, je voyage avec vous, sans les aléas du parcours .
Je vous embrasse