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= DUDU Express =

= DUDU Express =

Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

L'attente ...

Mercredi 12 avril,
 
A 9h00 nous sommes fin prêts pour nous rendre dans la ville de Qazvin afin de trouver une assurance. Mais avant nous allons saluer nos hôtes de la nuit. C’était sans compter sur l’accueil et la générosité des iraniens qui nous proposent de petit déjeuner chez eux. Nous leur disons que nous avons déjà mangé, mais nous acceptons volontiers de visiter la maison.
 
L’escalier en marbre blanc en jette !! A l’étage nous entrons dans le salon, qui est immense.
C’est curieux, mis à part le meuble TV, il n’y a aucun meuble. Seulement des tapis qui recouvrent tout le sol et de grands rideaux aux fenêtres. C’est chaleureux. On nous fait signe de nous installer dans un coin puis on nous sert du thé et quelques graines et bonbons à grignoter.
Pas facile d’échanger, le couple, déjà grand parents, ne parle pas anglais. On pense même qu’ils ne savent pas bien lire. Alors, même la traduction électronique s’avère inefficace. C’est leur fille, un peu timide et à l’écart, qui fait le service, et qui se charge de lire les traductions de temps en temps.
Mais on arrive à partager des choses malgré tout. La joie de la dame est très communicative. Après une visite de la Dudumobile et quelques photos, nous prenons la route de Qazvin.
L'attente ...
L'attente ...
Nous arrivons rapidement en ville. Le premier objectif est de charger notre carte prépayée en consommations téléphonique. De base elle ne contenait que du crédit Internet. Nous devons impérativement contacter l’ambassade du Turkménistan de Téhéran pour savoir si nos visas sont prêts.
Ne sachant pas trop où trouver des recharges, nous nous adressons à un vendeur/réparateur de téléphone. Bonne pioche ! Le seul bémol est qu’il n’a pas bien compris notre besoin et qu’il a d’abord acheté du crédit Internet. Au moins pour ça on devrait être tranquille jusqu’à la fin de notre séjour ici.
De retour au camping-car, nous nous empressons d’appeler l’ambassade du Turkménistan. Verdict : Les visas ne sont pas prêts et on ne sait pas quand ils le seront.
Aïe, nous comptions faire route vers Téhéran dès cet après midi pour récupérer nos visas demain. Ainsi nous pouvions poursuivre notre découverte de l’Iran dans les grandes villes touristiques du centre et du sud, et remonter tranquillement ensuite vers le Turkménistan.
Il va falloir se décider entre, attendre à Téhéran nos visas un nombre de jour inconnus, ou, descendre dès maintenant vers le sud et faire un grand détour à Téhéran à la fin.
 
Le deuxième objectif est de trouver une assurance. Je m’adresse à des hommes sur le trottoir pour qu’ils m’indiquent un bureau dans le secteur. Deux hommes m’accompagnent jusqu’à un bureau tout proche. Ils expliquent notre problème à l’assureur mais je comprends rapidement que ça ne va pas le faire. Qu’à cela ne tienne, une des deux hommes me conduit chez un « ami » commerçant d’à côté et le convainc de nous véhiculer jusqu’à un autre assureur. Le gars ferme sa boutique et prend sa voiture. Pour ne pas laisser toute la famille d’un côté et moi de l’autre, je préfère les suivre en camping-car. On fait le tour de la ville et on essuie plusieurs refus. Je demande même à Pauline de m’accompagner pour jouer la carte du sentimental.
Nous trouvons finalement une compagnie susceptible de nous assurer. Après avoir expliqué notre problème à plusieurs personnes, un homme prend en charge notre demande. Mais quel boulet, il n’arrive même pas à comprendre où est notre nom sur notre passeport. Il appelle même une « amie » qui parle un peu français pour que je lui donne mon nom par téléphone. Avec notre différence d’accent la pauvre ne comprend rien. Pff, que de temps perdu. C’est agaçant. Finalement, il suffisait de regarder sur notre visa iranien, où les informations sont écrites en farsi.
C’est long, c’est long, et on ne sait toujours pas combien on va payer. Finalement on nous propose un tarif de 57 € pour les 18 jours restants. Ca va c’est correct. Nous sommes soulagés et pouvons enfin nous détendre. Mais malheureusement, l’assureur ne peut pas finaliser le dossier. Nous sommes obligés de prendre l’assurance pour 2 mois minimum. Seul le bureau de la frontière peut faire des assurances de quelques jours. Au tarif annoncé de 180 €, nous préférons laisser tomber. On risque d’être à cours de liquidité car on ne peut pas retirer d’argent ici.
 
Après trois heures de recherche nous faisons choux blancs. Nous remercions très chaleureusement nos deux guides qui, simplement par gentillesse, nous ont accompagnés toute la matinée. Respect les iraniens !!
Je crois qu’ils étaient aussi déçus que nous que ça n’aboutisse pas.
 
Ah et puis, il faut qu’on vous dise. Lorsqu’on attendait à l’assurance, on a remarqué que l’horloge avait une heure d’avance. Bizarre, l’ordinateur de l’assurance aussi !! Hum hum. Bon et bien je crois qu’on c’est encore planté. Effectivement, l’Iran est passé à l’heure d’été en même temps qu’en France. Nous avons maintenant 2h30 d’avance sur la métropole.
 
C’est pas tout mais avec tout ça, l’heure est doublement bien avancé et il est grand temps de manger. Céline excelle dans le domaine et nous propose une nouvelle fois un repas prêt en quelques minutes et délicieux. Il nous faut bien ça.
 
Tiens, j’ai un message des globes trotteurs allemands. Après les avoir aperçus l’autre jour, je leur avais envoyé un mail pour savoir leur programme et voir si nous pouvions nous retrouver quelque part. Leur itinéraire longeait la Caspienne donc ça ne collait pas. Et finalement ils viennent de se stationner à quelques kilomètres de nous dans un parc de loisirs. Quelle nouvelle coïncidence.
Comme nous hésitons encore sur la suite de notre itinéraire, nous décidons d’aller rejoindre les allemands pour la fin de l’après midi.
 
La position GPS qu’ils nous ont communiquée ne correspond pas. Nous arrivons à l’entrée du parc sans être sûr qu’ils y sont réellement. Nous avons beau demander au guichetier s’il a vu un camping-car allemand, il ne sait pas nous répondre. Heureusement un taxi passe par là et nous indique avoir vu un véhicule comme nous.
Du coup il nous escorte jusqu’aux allemands. Et au passage le guichetier nous aura fait l’entrée gratuite !
Nous sommes heureux de retrouver nos compagnons fortuits. Nous échangeons longuement sur nos péripéties et difficultés réciproques. C’est amusant ils ont aussi aperçu notre camping-car en Cappadoce pendant que nous étions à cheval. On s’échange quelques bonnes infos pour la suite.
Seuls Thomas et moi parlons anglais, ce qui met malheureusement Kerstin et Céline un peu à l’écart de nos échanges.
Ca amuse le gardien de nous voir discuter comme ça, un Allemand et un Français.
Le temps s’est un peu amélioré, on sort les trottinettes pour la première fois et les enfants s’amusent bien.
 
Au soir venu, chacun regarde son logement.
Autant l’emplacement était sympa la journée pour profiter des tables extérieures et du wifi, Autant le soir, beaucoup d’iraniens viennent au parc et il y a du passage jusque tard dans la soirée. Ajoutez à cela une meute de chiens errants hurleurs, et la nuit n’est pas terrible.
Vous l’aurez compris, on aime se retrouver au calme en fin de journée et la nuit. 
 
 
 

Jeudi 13 avril,
 
On profite de la tranquillité matinale pour traîner au lit. Nous voulons attendre 11h avant de rappeler l’ambassade du Turkménistan et voir si la situation a avancée.
En attendant, les enfants jouent dehors, Céline surfe sur le net et je fais du blog.
Nous disons au revoir à nos amis allemands. Ils doivent franchir la frontière du Turkménistan le 22,  logiquement nous ne devrions plus nous croiser.
 
L’heure venue nous appelons à Téhéran. Toujours pas de visa. Mon interlocuteur m’indique qu’il n’a pas accès à l’avancement du dossier car nous avons fait la demander à Ankara. Qu’à cela ne tienne, nous appelons Ankara. Mais ils n’ont pas d’infos non plus. Ils nous demandent de rappeler demain.
Nous voilà bien avancé. Toujours ce même dilemme. Attendre ou voir la suite ?
 
Après le déjeuner, et les traditionnels « services » du camping-car, c’est décidé. Pour ne pas perdre de jours supplémentaires à attendre, nous ferrons route vers les belles villes au sud.
Petite anecdotes, lorsque nous avons rempli le camping car avec le tuyau d’arrosage du jardinier, nous avons demandé si l’eau était potable, afin de remplir nos bouteilles. Et le gardien nous a indiqué qu’elle ne l’était pas. 5 minutes plus tard, on frappe à la porte. C’est le gardien qui vient nous apporter une bouteille d’eau minérale. Encore une délicate attention.
 
La route est plutôt bonne pour descendre, nous alternons nationale et autoroute. A un péage, le guichetier était tellement joyeux, qu’il fit de grands gestes pour nous laisser passer gratuitement. Lol.
Nous traversons une zone semi-aride est les paysages sont super.
L'attente ...
L'attente ...
En fin d’après midi nous nous engageons dans un chemin pour bivouaquer au milieu de nulle part. Manque de bol nous passons à côté d’une décharge sauvage et nous traversons un essaim de mouches. Il y a en a des centaines dans le camping-car et nous passons une bonne heure à en tuer le plus possible. Toutes les armes sont bonnes : aspirateur, raquette électrique, tubes de papier.
Il en reste encore mais nous avons bien bossé. Heureusement que toutes les ouvertures du camping-car sont équipées de moustiquaire, sinon on crèverait de chaud fenêtres fermées.
Nous apprécions cette soirée tranquille. Et pour changer, le Uno a remplacé le linko !
L'attente ...
L'attente ...

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Denis 16/04/2017 07:14

Si vous passez par Ispahan et que vous allez voir le minaret qui tremble "The Monar Jonban" il faut regarder dans l'arbre au tronc fendu, proche d'un poteau ėlectrique au bord de la rue N 32° 39.053 E 051° 35.628 ;)
Pour vos visas on croise tout ce qu'on peut !

Xav 18/04/2017 12:51

Salut Denis,
Oui nous sommes passés à Ispahan mais nous n'avons pas pris le temps d'aller voir le minaret qui tremble. Mais merci pour l'info !!