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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

La magie du désert

Lors de notre étape de Yazd nous avons franchi 3 grands caps de notre voyage :
  • Nous avons fêté  nos deux mois de périple
  • Nous avons engrangé notre 10 000ème kilomètre
  • Nous avons atteint notre position la plus méridionale
Rien que ça !
 

Mercredi après midi, nous roulons une petite heure pour sortir complètement de la zone urbanisée de Yazd mais il n’est pas facile d’improviser des bivouacs dans le désert. Les pistes qui partent de la route principale ne sont pas nombreuses et l’idéal serait d’avoir une protection contre le vent soutenu.
Nous nous engageons dans une zone composée de plusieurs bâtiments. Au fur et à mesure que nous les longeons nous comprenons vu l’odeur qu’il s’agit d’exploitations animales. Et arrivés à l’arrière nous découvrons des carcasses et des cadavres de vaches. L’odeur est pestilentielle. Retour à la route.
 
Un plus loin nous découvrons une large piste qui se dirige vers une formation rocheuse. La largeur nous fait penser qu’il y a une carrière au bout. Et effectivement après quelques kilomètres nous arrivons en vue d’une exploitation minérale. Il y a quelques bâtiments. Sans doute ceux du gardien. 
 
Nous nous arrêtons sur un bout de piste qui semble abandonnée pour ne pas gêner.  Tout à coup un nuage de poussière pénètre dans l’habitacle. On est bon pour refaire le grand ménage.
Les montagnes ne nous protègent que faiblement du vent qui fait voler ma poussière. Il est inconcevable d’ouvrir les fenêtres et on étouffe à l’intérieur. Heureusement une bonne douche froide permet à chacun de mieux respirer.
 
Nous avons aussi la visite du gardien et son air interrogatif, nous redoutons de devoir décamper « pour notre sécurité » . Heureusement il n’en est rien. Il nous propose même d’utiliser les toilettes et le hammam ( ? ) de la carrière. Mais nous n’en ferons rien.
 
 
Ce jeudi matin nous nous réveillons sous un grand soleil. L’air est frais mais la température monte rapidement.
La magie du désert
Nous réessayons d’appeler l’ambassade du Turkménistan à Téhéran pour avoir des nouvelles de nos visas. Le type est toujours aussi sec, mais au bout de quelques minutes il m’indique que les visas sont prêts. C’est une bonne nouvelle que nous prenons modérément car il nous semble qu’ils ne donnent la réponse définitive qu’après paiement des taxes. Et oui, on paye même si c’est refusé. Elle est pas belle la vie ?
 
Mais nous partons à l’assaut du désert, motivés comme jamais. La route jusqu’à Roblat-e Posht-e Badam est vraiment bonne. Plus de 4 voies, mais le revêtement est bon et le trafic faible. Cela permet de contempler les magnifiques paysages.
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert

Avec la playlist du club de country, on pourrait s’imaginer sur le continent américain. Mais les panneaux signalant la traversée de dromadaires nous rappelle où nous sommes. D’ailleurs en quittant Ispahan nous en avions aperçu quelques uns au loin. Mais le temps de sortir l’appareil photo, nous les avions dépassés. Et vu le trafic routier il était hors de question de s’arrêter.
Alors on passe la matinée à scruter désespérément l’horizon, mais aucun camélidé en vue.

La magie du désert
Nous nous arrêtons à  pour réajuster notre niveau de carburant et pour déjeuner.
Nous tombons sur un motard tchèque. Je discute quelques instants avec lui puis son amie nous rejoint. Et j’entends « bonjour », un bonjour de chez nous, sans accent ni rien. Quelle surprise ! La française travaille dans l’humanitaire et vit en Géorgie avec son compagnon. Ils profitent de leur mois de vacances pour sillonner les routes d’Iran.
Comme d’habitude on échange pas mal sur le voyage et le camping-car. Mais en français c’est plus facile pour tous.

Apres une bonne pause, où chacun vaque à ses occupations (balançoire, blog, bouquin), nous repartons. Nous quittons la route principale et là on y est vraiment. Seuls, on apprécie encore plus la magie du désert. La route est nettement moins bonne et oblige à toutes les attentions.
La magie du désert

Après quelques dizaine de kilomètres, nous apercevons quelques formes dans le lointain. Sans doute des rochers ou des grandes touffes d’herbe. Mais non, ce n’est pas un mirage, il s’agit bien de dromadaires. Nous n’y croyions plus.
Malgré les jumelles et le puissant zoom de l’appareil photo, nous ne les voyons pas bien. Nous continuons la route pour nous mettre à leur perpendiculaire. C’est un peu mieux. C’est alors qu’un peu plus loin on en aperçoit qui s’approchent de la route. Quelle chance, on peut s’approcher tout près et faire plein de photos.

La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert

Quelques minutes pus tard un minibus arrivant face s’arrête également.  Noter la déformation de la lumière due à la chaleur.

La magie du désert

On passe une bonne demi-heure, là, au milieu de la route, à observer les dromadaires.

La magie du désert
Nous reprenons la route en mesurant la chance que nous avons eue.

Quel bonheur de circuler sur cette route. C’est un régal pour les yeux. Un peu plus loin nous nous arrêtons dans l’oasis de Bayaziyeh
Les maisons en pisé sont malheureusement abandonnées, seule une façade de l’ancien château est entretenue. Mais ça donne au site une atmosphère particulière.
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert

En plein désert l’eau coule à flots dans les rigoles de ciment. La végétation est luxuriante ici, quelle merveille de la nature. Une poche de vie dans un paysage hostile. Nous faisons aussi la rencontre de quelques frelons bien gros. Pauline est effrayée.

La magie du désert
La magie du désert
Mais l’étape n’est pas finie, nous rejoignons l’oasis de Garmeh un peu plus loin. Le plan est de bivouaquer près de la source, mais je galère à la trouver. Je pars en reconnaissance à pied et en remontant le cours de l’eau j’y arrive enfin. Magnifique ! Je redescends au petit trot à la Dudumobile tout en me demandant quel chemin prendre pour éviter de frotter les branches de palmier.
J’essaye celui de droite mais rapidement il faut se rendre à l’évidence, ça va forcément frotter.
 
La source jaillit du pied de la montagne rouge. Il y a quelques palmiers. L’oasis tel qu’on l’imagine. Il y a également quelques locaux qui vendent des produits artisanaux confectionnés sur place et quelques rafraîchissements.
Et malgré le va et vient de quelques touristes l’endroit est paisible. Les enfants s’amusent à patauger dans l’eau limpide, au milieu des centaines de poissons. Ou alors à crapahuter le monticule.
Le seul bémol est la population de moustiques qui résident ici et qui ne ratent pas une occasion de vous dévorer. Sinon c’est parfait !
La magie du désert
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La magie du désert
La magie du désert
Vendredi 21 avril, nous démarrons la journée tranquillement, l’idée étant de rester à Garmeh pour la matinée. Les enfants retournent à la source pour s’offrir une fish pedicure.
Au cours de la matinée nous faisons la rencontre de deux jeunes français. Till est franco allemand et Marc  est franco suisse. Ces deux colocataires vivent à Munich et on entreprit un périple similaire au notre, à la différence qu’ils sont en 4x4.
Ils ont dormi un peu plus loin dans les collines. On passe la fin de matinée à discuter en sirotant de la piña colada et du mojito made in Iran. Mais forcément ça manque un peu de rhum.
La magie du désert
Ils ont eu leur dose d’aventure aussi. Le Turkménistan a refusé de leur délivrer des visas quelques jours avant leur départ, ce qui va les obliger à un grand détour par la Géorgie et le nord de la mer Caspienne.
C’est surtout leur début en Iran qui a été compliqué. Ils se sont fait arnaquer par un facilitateur qui leur a fait payer une taxe carburant qui n’existe manifestement plus.
Mais leur plus grosse frayeur est quand ils se sont fait sortir de leur tente manu-militari par la police en pleine nuit et qu’on leur a passé les menottes et confisquer leur passeport. Ils se sont fait conduire au poste de police et se sont fait interroger plusieurs heures. Tout ça à cause d’une « interdiction » de camper dans cette zone. Pas sûr que la conclusion sur fond de « Welcome to Iran » ait été du goût des globe-trotters.
 
Avec toutes nos péripéties et anecdotes, l’heure du déjeuner a sonné et nous nous quittons pour le moment. Nous devrions nous retrouver ce soir à Feherazad pour un bivouac au pied des dunes.
Nous partons tranquillement dans l’après-midi pour parcourir les 90 km. Nous nous arrêtons sur le chemin car tout à coup il y a de la 3G ! Youhou !
Et ça tombe bien car nous avons reçu un mail de l’ambassade du Turkménistan confirmant la fin du traitement de notre demande de visa. Mais nous restons prudents surtout après les infos de Marc et Till. La démonstration de joie attendra que nous les ayons en main. Cette petite pause Internet me permet aussi de poster mon dernier article sur Yazd. Je sais que vous attendiez la fin du suspens avec impatience !
 
Pour rejoindre les dunes, la route se transforme en piste très ondulée et légèrement sablonneuse. Et il nous faut une bonne vingtaine de minutes pour parcourir les 6 derniers kilomètres.
La magie du désert

Mais lorsque nous arrivons, nous sommes seuls, face à une étendue de sable. Le vent qui souffle par intermittence, a dessiné nettement les crêtes des dunes. Grandiose !

Nous partons immédiatement découvrir ces monticules de sables blonds. Nous y passons une petite heure et rentrons avec de la magie plein les yeux, et un peu de sable aussi !

Allez un peu de musique pour l'ambiance !!

La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert
La magie du désert

Céline, moins aventurière, nous a regardé de loin et a en profité pour faire des crêpes pour demain matin. Elle est récompensé à coup de « miam miam » ou de « trop de la chance ».
Le spot est idéal pour sortir le cerf-volant. Malgré un vent aléatoire, Simon s’en donne à cœur joie.

La magie du désert
La magie du désert

En fin de journée certains locaux viennent profiter du coucher de soleil, mais aucune trace de nos compatriotes. Ils ont du changé leurs plans.

La magie du désert
Samedi 22 avril, avant de quitter ce merveilleux bivouac nous refaisons un dernier tour sur les dunes, toujours aussi envoutantes.
 
La magie du désert
La magie du désert
L’objectif est d’atteindre Téhéran dimanche soir pour récupérer nos visas lundi matin. Mais la route est longue jusque la capitale. D’ailleurs ça commence mal, la route qui relie Mesr à Jandaq est en fait une piste. Je ne me sens pas de faire ces 40km surtout avec notre roulement toujours inquiétant.
Cela nous oblige à faire un détour de 80 km, tant pis.
Mais nous avons la joie de croiser Till et Marc. Hier soir on leur a proposé un bivouac au milieu du désert, ça ne se refuse pas.
La magie du désert
Peut être que nous les retrouverons plus tard sur les routes de l’Asie centrale. Voici leur blog http://somethingaboutstans.wordpress.com, peut-être qu’il y aura une photo de nous !

La route traverse le désert devient monotone tout à coup. Un avant gout de la steppe kazakhe ?
La magie du désert
Un peu plus loin, grosse désillusion, nous souhaitons prendre la route qui coupe en direction de Semnan. Mais cette route est fermée, voire abandonnée ? Cela nous oblige à passer par Damghan et faire un nouveau détour de 120 km. Si on avait su, nous serions remontés par Na’in et Kashan !
 
Du coup nous bivouaquons un peu avant Damghan, au milieu des plantations.
 
La magie du désert
Dimanche 23 avril,

Après avoir ravitaillé, et changé des euros en dollars à Damghan, nous rejoignons la longue voie rapide qui rejoint Téhéran.
Nous y arrivons en fin d’après midi, à la pire heure encore une fois. Le trafic est dense, il fait chaud et l’air est irrespirable. Pourtant il faut rester concentré. Les habitants ont la réputation de conduire très mal, et c’est avéré.
Il nous faut bien une heure et demie pour rejoindre l’ambassade qui se trouve au nord de la ville. Heureusement la position GPS donnée par untouracinq nous conduit à 2 pas l’ambassade, près d’un square et relativement calme (compte tenue de l’agitation qui règne ici).
 
Pour être sûr de nous présenter dès l’ouverture demain, je vais vérifier les horaires devant l’ambassade. C’est alors que je découvre une affiche indiquant que la section consulaire est fermée pour 2 jours, c’est férié semble-t-il (décidément pas de bol !!!!!).  Nous sommes dégoutés, le personnel de l’ambassade aurait pu nous avertir !!!
Nous espérions rouler tranquillement vers le Turkménistan la semaine qu’il nous restait en Iran, mais nous allons devoir tracer encore une fois. Reste à savoir comment nous allons occuper nos 2 jours ici. On se tâte à ressortir de la ville pour être plus au calme.

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Mathilde 27/04/2017 14:43

Génial !!et je confirme vos deux colocataires ont bien publié une photo de vous !!!

eve 26/04/2017 20:01

superbes photos du désert, qui est pour moi un lieu magique, ou l'on ressent une certaine plénitude , un grand et profond silence, j'ai connu cela au SINAÏ en EGYPTE, mais je n'ai pas vu ce magnifique oasis , quel contraste entre cet endroit bien vert et cette immensité sablonneuse .!!!!

Till & Marc 25/04/2017 14:34

Superbe photos! Il y en aura une de la famille Duverger sur notre blog aussi.
On se voit au Kirghizistan!

Xav 25/04/2017 15:55

Et comment !

Julien 25/04/2017 14:29

Pinaise les photos.......

mANU 25/04/2017 09:57

Que de dépaysement superbe les photos du désert. Cela doit faire du bien de rencontrer d'autre globetrotteurs comme vous
Bonne chance pour la suite et bonne route sous ce soleil

Denis 25/04/2017 07:20

Le désert ça le fait ! Filmer un dromadaire avec un drone en l'air c'est possible ? En attendant à le voir vous regarder on se demande quel est le plus étonné des deux.