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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Premiers pas compliqués

Mercredi 4 avril.


Alors que nous prenions notre petit déjeuner tranquillement, un gros oiseau, genre pie, se pose sur le lanterneau au dessus de nos têtes. Il a un gros morceau de nourriture dans le bec qu’il fait tomber à plusieurs reprises. Avec ses griffes et son bec, on craint qu’il ne raye la vitre en plexi. Alors on le fait fuir. Sauf qu’il laisse sa pitance sur la vitre. C’est dégueu. On dirait un morceau de viande, peut être un oisillon. Pas très ragoutant au p’tit déj !

Finalement en regardant dehors au cours de la matinée, je constate qu’il y a des restes de tomates dans un coin. Le mystère est résolu !

Après le travail d’école, nous allons visiter la fameuse église.
Cette église médiévale est une des mieux conservée et une des plus importantes d’Iran. Elle a joué un rôle majeur au sein de l’église Arménienne. Si l’extérieur est vraiment beau, avec ses pierres finalement sculptées, l’intérieur est très sommaire.

Premiers pas compliqués
Premiers pas compliqués
Premiers pas compliqués
Premiers pas compliqués
Premiers pas compliqués
Premiers pas compliqués
Avec un tarif de 200 000 rials par personne (soit environ 6 euros) la visite est chère. Dans le Lonely planet de 2014 il est indiqué  1 dollar, et dans le petit futé de 2016 : 100 000 rials (3 euros).
Belle augmentation !!
Il nous paraît normal de payer pour les visites,  a permet de conserver les sites de notre patrimoine mondial. Mais pour ce prix là, nous sommes sacrément déçu, à peine si nous avons passé ¼h dans le site. Si les iraniens prennent les touristes pour des pigeons, par sûr qu’ils se pressent au portillon.
 
Nous comptons sur l’Iran pour baisser notre budget quotidien à 30 euros par jour. Ca commence mal !!!
Allez, nous redescendons dans la vallée et nous arrêtons au bout d’une heure dans la ville de Qaraziadin.
Premiers pas compliqués
Nous cherchons du pain et quelques produits frais. Pas facile de s’y retrouver avec l’alphabet perse.
Nous finissons par nous arrêter en bordure de rue, et demander à un passant. J’avais préparé ma traduction sur mon téléphone, le monsieur me montre une rue. Pas de pain à l’horizon. Je demande à un commerçant, et je comprends que la boulangerie est fermée.
 
Nous savions qu’on ne pouvait trouver le pain que le matin, mais manifestement il faut y aller tôt. On trouve bien des sacs remplis de grandes galettes sèches (un peu comme des nans indiens), mais pas sûr qu’on puisse faire des tartines pour le p’tit dèj de demain !! 
Tant pis. Je retourne au camping car, lorsqu’un jeune iranien qui parle anglais me propose son aide. Il veut bien être notre guide dans la ville. Et en un rien de temps, il est rejoint par plein d’autres personnes qui jouent les curieux. Nous nous sentons un peu oppressés et préférons reprendre la route.
 
A la sortie de la ville, il y a des vendeurs ambulants de fruits et légumes. Les tomates ont vraiment mauvaises mines mais nous trouvons quelques concombres,  courgettes et pommes très bien. Nous demandons le prix. Le vendeur écrit le montant sur un papier. Aïe, ce sont des chiffres en farsi, incompréhensibles pour nous.
Heureusement un homme, aux doigts plein de cambouis, est là pour traduire la somme. Avec tout ces zéros on s’y perd. Surtout qu’eux ne les mettent pas systématiquement, où alors c’est en Tomans (avec un zéro de moins que les rials). On s’en tire pour 60 000 rials (soit 1 euro 70), 30 000 pour les courgettes et 30 000 pour les pommes et les concombres.
Premiers pas compliqués
Un peu plus loin, il y a un vendeur de pastèques. Il nous propose un prix qui nous parait bien trop élevé, l’équivalent d’un prix français. Nous tentons une négociation et arrivons à descendre à 80 000 rials (soit 2 euros 30) la pastèque de 4 kg.
En tant que touriste nous détestons ne pas voir les prix sur les produits. On a toujours l’impression de ce faire rouler et de payer bien plus chers que les locaux. D’ailleurs en revenant au camping-car nous regardons sur le guide la traduction des chiffres en farsi. Le vendeur avait écrit « ۲۸ »
 
Nous comprenons que ça signifie 28. Aurions-nous dû payer 28 000 rials au lieu de 30 000 ? A méditer et à voir par la suite.
 
Nous nous arrêtons quelques dizaine de minutes plus tard sur le bord de la route pour déjeuner. Nous croyions être à l’abri des curieux, c’est raté ;-). Un monsieur s’arrête à côté de nous et fait plusieurs fois le tour du camping-car. Il finit par venir nous parler et Céline se trouve contrainte de se cacher dans la salle de bain. Comme il est impossible de se comprendre, le monsieur finit par repartir. Vivement qu’on récupère Internet pour utiliser la traduction vocale !!
 
Après déjeuner nous reprenons notre route vers Tabriz. Lors de la traversée d’une ville nous nous arrêtons dans une alimentation pour acheter quelques bricoles. Aucun prix ici non plus. C’est déjà pas facile de se repérer dans les produits, si en plus on ne sait pas le prix qu’ils valent, on est mal barré !
Le vendeur nous indique un prix, bien trop cher selon nous. Comment ça on a une tête de touriste ?
Obligé de négocier, même pour 3 litres de boisson et un paquet de gâteaux ….
 
La circulation s’intensifie à l’approche de l’agglomération de 1,5 million d’habitants. Ca slalome dans tous les sens sur le périphérique, pas simple avec notre bahut.
Nous souhaitons rejoindre le parc Elgoli pour le bivouac. Le stationnement est payant mais le prix est dérisoire (20000 rials), nous pourrons passer une nuit tranquille.
 
Comme nous n’avons pas trouvé de pain pour le lendemain, je pars avec les enfants à la recherche d’une boulangerie. Nous finissons par trouver une boutique avec une pancarte présentant du pain, c’est déjà une victoire. Mais la boutique est fermée. J’essaye d’échanger avec des jeunes, la boutique sera ouverte demain. Check !
 
Sur le chemin du retour vers le camping-car, on s’arrête quelques instants pour regarder un stand où un monsieur prépare de mystérieux roulés fait de galette, de pommes de terre et d’œufs durs.
Il y a plein de stands du même genre dans le parc, et on en avait vu un à côté du marchand de légumes ce matin. Il faudra peut être qu’on essaye cette spécialité.
On passe également devant le bassin où les iraniens font du pédalo puis on coupe à travers le parc.
Premiers pas compliqués

Un peu partout il y a des grands carrés de béton, les iraniens adorent pique niquer. Ils posent leur tapis dessus, et même des tentes !!

Premiers pas compliqués

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Denis 08/04/2017 06:37

Si maintenant il faut se farcir le farsi, autant manger celui de mamie ;)

Xav 08/04/2017 08:56

Excellent, j'adore !

Mat 08/04/2017 01:24

Ils ont l'air vraiment curieux ces iraniens

Xav 08/04/2017 08:57

Ouais tu l'as dit ! :-) Mais ils sont tellement chaleureux.