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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Tabriz

Jeudi 6 avril


Après une nuit fraîche, une belle journée ensoleillée s’annonce sur Tabriz. Aussitôt levé, je me rends dans la boulangerie d’à coté pour acheter du pain. Zut je suis le seul client, le boulanger me demande 10 000 rials par pain, j’espère que c’est le juste prix.
20 secondes plus tard, les clients affluent. Avec ma tête de touriste je me fais accoster par un homme qui est professeur d’anglais. Après quelques échange, il m’indique être guide également. Aussi il me propose ses services pour la visite de la ville. Après quelques minutes je décline poliment ses services.

En fin de matinée nous sommes fin prêts pour partir à la découverte de la ville. Hors de question d’y aller avec notre véhicule. On a deux solutions, le métro ou le taxi. On a repéré une station de taxi en arrivant hier. D’après nos informations, on peut escompter une course autours de 70 000 rials (soit un peu moins de 2 euros), pour 11 km c’est correct.

Les chauffeurs nous repèrent bien à l’avance. « Taxi ? », « Taxi ? »
L'un d’eux nous propose une course à 100 000. Trop cher !! S’en suit une négociation, à ce jeu Céline est implacable, hors de question de se faire rouler une nouvelle fois. Elle arrive à descendre le prix à 60 000 ! A voir la mine des autres chauffeurs, notre taxi a cassé les prix.
Cela fait bizarre de se retrouver dans une voiture. A voir comment conduit notre chauffeur, je suis content de ne pas être au volant de la Dudumobile. Nous profitons de la ballade au son de la musique locale !

Tabriz
Le taxi nous dépose devant le bazar. Nous n’avons pas l’appoint pour payer les 60 000. Nous donnons 100 000 au chauffeur, mais ce dernier fait mine de ne pas avoir assez de monnaie, et ne nous rend que 30 000. Mouais. Bon on ne va pas chipoter.
 
Le bazar couvert de Tabriz est gigantesque, il fait 75 hectares et est parcouru par 36 kilomètres de ruelles. Il est constitué de 24 caravansérails reliés ensemble.
Nous nous y engouffrons par la première entrée qu’on trouve. Il s’agit d’un couloir exclusivement occupé par des bureaux de change. Ca tombe bien, nous voulions changer quelques euros.
La première boutique nous propose un rapport de 1€ pour 40 000 rials. C’est conforme aux infos qu’on a eu en entrant en Iran. On essai de négocier un peu, mais pas moyen. Le marchand reste inflexible. Qu’à cela ne tienne, on essaie dans la boutique d’à côté. On nous propose le même rapport. Mais avec un peu de négo, on arrive à monter à 40 500 rials. Ce qui est nettement mieux que les 35 000 qu’on a eu côté turc. Non mais, on ne va pas se faire avoir à tous les coups !!!
On passe une bonne heure et demie à arpenter les ruelles. Passant de la section des bijoux, aux épices, aux tapis et aux vêtements.
Tabriz
Tabriz
Tabriz
Tabriz
Tabriz

Certaines allées sont bondées. On croise aussi quelques charriots et quelques motos, ça se bouscule. Mais l’atmosphère est vraiment plaisante, une vrai immersion !
On a cherché des serveurs de dizi (plat traditionnel iranien), mais en vain. On finit donc par ressortir du bazar, après avoir acheté quelques raisins secs. Il nous faut maintenant trouver un endroit ou nous restaurer.

Tabriz
Tabriz

Sur notre guide, on a une adresse à quelques rues qui sert ce fameux dizi. On a presque failli passer devant sans voir le restaurant, qui est en sous sol. Seul un panneau permet de l’identifier, heureusement qu’il y a une écriture en alphabet latin.
 Nous descendons l’escalier et arrivons dans une grande salle voutée. A table il n’y a que des locaux, ce qui nous plaît bien. On installe à une table, le menu est scotché dessus. Mais impossible pour nous de le lire. Nous avons à peine le temps de nous installer qu’on nous sert déjà une soupe, des crudités, une sauce (genre tsaziki), et un oignon cru. Oookkk !

Tabriz
Il y a aussi, une sorte de pain/galette, avec des alvéoles comme du papier bulle.
Nous essayons de communiquer avec le serveur qui s’éclipse pour appeler son collègue qui balbutie quelques mots d’anglais.
A priori, pas de dizi ici non plus. On nous propose des kababs. Ok très bien, alors c’est quoi les prix. 130 000 chaque. Ah et il faut ajouter le prix des soupes, des crudités et du yaourt au concombre qu’on nous a déjà servi. Bon, alors ça sera deux kababs poulet et deux kababs bœuf.

Sans trop savoir comment commencer, chacun pioche indifféremment dans sa soupe, ses crudités et son yaourt. On nous apporte rapidement deux grandes assiettes de riz. Puis un plat contenant deux grandes bandes de viandes de poulet grillé (rien à voir avec le kébab turc donc). Il y contient également 2 tomates grillées, deux piments verts grillés et des morceaux de citrons. Désolé pour la photo, on a zappé !
Par contre, étrangement, on n’a pas de couteaux. Pas facile de couper la viande à la fourchette !!!
 
Les enfants attaquent leur poulet. Ne voyant rien venir pour nous, on se dit qu’ils ont du mal comprendre notre commande et on pioche aussi dans l’assiette commune.
En même temps, vue la quantité de nourriture qu’il y a sur la table, pas sûr qu’on ait besoin de plats supplémentaires. Nous dégustons notre repas tranquillement, contrairement aux iraniens qui enfilent leur repas à une vitesse folle !
 
C’est bon mais pas extra non plus. Le riz est servi avec une noix de beurre mais il est fort, limite rance. Le poulet doit être mariné au citron, ce qui gêne un peu les enfants.
Nous commençons à caler alors qu’on loin d’avoir tout terminé. Il nous reste quasiment de quoi faire un autre repas. Ca n’est pas grave, quelques minutes plus tôt nous avons vu une iranienne demander une boîte. Céline a réussi à communiquer avec elle par gestes, et nous avons compris qu’il s’agissait d’un doggy bag.
Nous faisons signe au serveur qui comprend rapidement notre demande et nous apporte une boîte en alu.
 
Entre les plats qu’on a eu, sans les commander, et ceux qu’on a commandé, sans les avoir eu, impossible de savoir à l’avance quelle va être le montant de l’addition. Nous nous en tirons finalement pour 490 000 Rials (environ 14 €). Ce qui est très correct. Un des serveurs souhaite faire un selfie avec nous, pas de soucis. Mais dans le coup, on a zappé le pourboire.
Tabriz
Tabriz

L’autre monument incontournable de la ville est la mosquée bleue qui se trouve non loin du restaurant. Malheureusement elle semble fermée. Voyant notre hésitation, une iranienne s’arrête pour nous proposons son aide. Elle parle anglais. La mosquée n’ouvre qu’à 19h30, dommage. Avant de nous quitter la jeune femme souhaite elle aussi son selfie. Cheese !

Tabriz

A côté de nous, on découvre une boutique dans laquelle on fabrique les galettes qu’on a mangées ce midi. Le boulanger étale la pâte sur une sorte de sac. Puis il colle la pâte dans un four rond, plein de petits trous. Cela génère des bulles sur la pâte et en moins d’une minute, la galette est cuite !

Tabriz
Tabriz
Tabriz
Dernière chose que nous avons à faire avant de quitter le centre ville : acheter une carte SIM. 2 jours sans Internet, ça manque. Surtout quand on manque d’information sur les us et coutumes du pays. Et puis, nous savons que vous autres lecteurs attendez la suite ;-)
Sur les conseils des voyageurs exploracy, nous nous rendons dans une boutique IranCell. En quinze minutes nous ressortons avec la précieuse carte. Dans deux heures, le temps de l’activation, nous pourrons de nouveau nous connecter au monde.
Précision quand même, le web est en partie censuré ici. Pour contourner les filtres, nous devons utiliser un VPN. Pour les futurs voyageurs, voici quelques logiciels et applis gratuits que nous utilisons : Hotspot Shield (PC),  Turbo VPN ou Secure VPN (Smartphone, Tablette).
 
Il nous faut maintenant trouver un taxi pour le retour. Le premier chauffeur à qui nous nous adressons nous propose 200 000 rials !!! N’importe quoi. Un peu plus loin on nous demande 100 000. Et impossible de baisser, même en négociant fermement, et malgré l’aide d’un jeune local venu proposer son aide.  Tant pis.
Un peu plus loin on arrive à descendre à 70 000. Ah quand même !!
 
Nous retraversons le joli parc pour retrouver notre domicile. Il y a du monde. Nous sommes jeudi soir, veille de l’unique jour de repos des iraniens.
D’ailleurs la nuit sera nettement moins calme que la précédente.
Tabriz

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jc 10/04/2017 18:14

c est super tout ca il manque juste les odeurs par exemple la photo avec tout les epices

Mat 08/04/2017 18:13

Vous allez devenir des expert en négociations ! Le bazar de Tabriz est très beau.