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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Yazd

Rappel de l’épisode précédent, nous sommes plantés au milieu de nulle part. Les plaques de désensablement n’y faisant rien, je m’en remets à ma technique habituelle, déjà éprouvée chez nous dans la boue, et en Turquie le mois dernier. Apres avoir dégagé les roues et les avoir tournées dans le sens de la pente, il faut redonner de l’adhérence. Pour cela j’utilise les cales en plastique utilisées pour mettre le camping-car de niveau. J’en coince une derrière une roue et je la plaque avec mon pied. Céline prend le volant et accélère. Ca patine toujours un peu mais on a gagné quelques centimètres et autant d’espoir. Après avoir enchaîné la même opération de pelletage et blocage de roue plusieurs fois, nous sortons du trou ! Quel soulagement ! Le pneu a pris une légère teinte de plastique jaune fondu mais qu’importe, nous pouvons regagner la piste plane.
 
Une centaine de mettre plus loin il y a une maison qui semble vide. Nous nous stationnons le long du mur d’enceinte, à l’abri du vent, assez d’émotion pour ce soir.
 

Lundi 17 avril
 
Après une nuit calme et reposante, nous démarrons la matinée  tranquillement. Nous avons prévu de rester ici une bonne partie de la journée voire l’intégralité. Mais il y a de quoi s’occuper malgré tout. Grand ménage, bricolage, cuisine, triage des photos, blog.
 
Et puis, nous avons prévu une surprise pour les enfants : une chasse aux œufs. Au départ,  nous voulions leur cacher des barres chocolatées car ici les œufs ne courent pas les rues. Mais coup de bol, dans le magasin ou nous étions à Qom, il y en avait.
 
Alors c’est parti pour une chasse aux œufs comme chez nous, à l’exception du cadre bien sûr ;-)
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
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Yazd
Yazd
Yazd

L’après-midi nous laisse le temps de regarder un petit film et de faire des jeux.

Yazd
Alors que nous nous apprêtons à diner, une voiture arrive. Trois hommes en sortent. L’un deux est le propriétaire de la maison. En anglais ils nous disent que nous ne pouvons pas rester ici car c’est dangereux la nuit. Encore la même rengaine.
Et ils nous demandent de partir. Nous avons beau les implorer rien n’y fait nous devons décamper. Ils nous demandent de les suivre. Après 1 bon kilomètre de tôle ondulée nous arrivons à côté d’une autre maison qui semble abandonnée. Il s’agit en fait de l’ancienne maison du propriétaire. Nous ne voyons très bien en quoi nous sommes plus en sécurité qu’à l’autre emplacement mais bon, pourquoi pas. Peut-être qu’ils font du trafic là bas ?

En « compensation », ils nous offrent des amandes vertes qu’ils cueillent dans le verger juste à côté.  Nous voyons ces boules  vertes depuis Izmir en Turquie, sans jamais avoir osé y goûter. Ca se mange comme ça directement, mais c’est loin d’être fameux. Ca a goût de « vert », un peu comme des haricots verts crus. On a quasiment rejoué la scène culte des « Bronzés dont du ski » avec la bouteille d’eau de vie. :-D
Yazd
Mardi matin, mauvaise surprise, alors que je m’apprête à vider la cassette des toilettes, je me rends compte que celle-ci a débordé, cool ! Une petite conséquence du plantage de dimanche soir !
L’aventure c’est l’aventure.
 
Nous reprenons notre route en direction de Yazd et nous arrêtons en fin matinée dans la ville de Na’in pour faire le plein de vivres, car on a bien puisé dans les réserves. Avec toutes ces courses on a explosé notre budget quotidien, on a allègrement dépassé le million de rials.
Mais bon, comme nous avons prévu de remonter le pays à travers le désert de Dacht-e kavir, mieux vaut prendre ses précautions.
 
Nous déjeunons sur un parking tout poussiéreux. J’en profite pour relire ce qu’indique le guide touristique sur cette ville, les vendeurs de légumes nous ayant chaudement recommandé d’aller voir la mosquée. Et effectivement il y a ici une des plus vieilles mosquées du pays, et même un château en ruine. La promenade digestive est toute trouvée.
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd

Les ruines ressemblent à un château de sable géant sur lequel il aurait plu. Vraiment surprenant.
De retour au camping car nous faisons la connaissance d’un chauffeur-guide très sympa qui attend ses clients. Il nous offre même un thé excellent, au safran et une autre épice dont on n’a pas retenu le nom. C’est une écorce d’arbre mais pas de la cannelle. Il donne aux enfants des bâtons de sucre. Nous avions vu ça dans les bazars et croyions qu’il s’agissait de sucettes.

Yazd
Yazd
Comme beaucoup d’iranien, ce Monsieur a plusieurs travails. Il est principalement ingénieur en électronique pour une compagnie de gaz à Chiraz, et à ses heures perdues il promène les touristes entre Chiraz et Téhéran, sur plus de 1 000 kilomètres quand même.
Il est intrigué par notre véhicule et le visite tout heureux. Comme souvent on nous demande le prix. A ma grande surprise il nous indique que ça n’est pas cher. Il dit avoir payé son van, 75 000 euros ! Sans doute une des conséquences de l’embargo. Ca explique pourquoi tout le monde roule en 405 ou avec des modèles encore plus vieux.
 
Nous laissons notre guide et reprenons la route.
Nous nous arrêtons pour la nuit dans une petite ville juste avant Yazd. Nous trouvons une piste au milieu des plantations. Trois surprises nous attendent au bout. Un squelette de chameau, un cadavre de vache et une meute de chiens qui en font leur festin.
Yazd
Du coup on revient sur nos pas et on se gare au milieu de la piste un peu avant.
A part quelques rafales de vent et quelques aboiements, la nuit est tranquille.

Nous reprenons la route vers Yazd, le désert est de plus en plus présent. Il y a par ci par là, quelques villes, et de la verdure qui contraste dans le paysage.
 
A l’entrée de Yazd, nous souhaitons remplir une de nos bouteilles de gaz. On se présente à la station de GPL,  tous fiers de présenter le montage que nous avons fait faire à Hashtpar. Manque de bol, l’embout ne correspond pas aux pompes. Hein !! Il semble qu’il y ait en plusieurs en Iran. On nous indique d’aller voir dans une station plus loin. Même problème, et encore pareil dans une autre station. A priori à Yazd nous n’avons aucune chance de trouver une station avec un embout adéquat. A priori à Téhéran on devrait en trouver. Heureusement nous consommons bien moins de gaz depuis que nous n’utilisons plus le chauffage.
 
A Yazd, la température grimpe sérieusement. On déjeune sur un parking public et partout arpenter la ville à la pire heure de la journée. Céline ne supporte plus la chaleur que lui confère la tenue réglementaire. Malgré quelques beaux monuments, le charme ne prend pas. Il fait trop chaud.
Yazd
Yazd
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Yazd
Yazd

De plus Pauline a des ampoules aux pieds. Du coup on abrège la visite. Tant pis pour la maison des vents. On préfère occuper notre fin d’après midi à préparer nos prochains jours dans le désert.

Nous trouvons de l’eau dans le parc voisin. Nous complétons nos vivres et nous activons le plan B du ravitaillement en gaz : nous nous rendons au point GPS donné par untouracinq. Heureusement la position est précise car le remplissage, artisanal, se déroule dans le fond d’une cour. C’est marrant de voir le même gars que sur la photo d’untouracinq. Je la lui montre d’ailleurs, et il se souvient d’eux, même deux ans après.

Yazd
Pendant ce temps Céline part avec Pauline en quête de pain car nous n’en avons pas trouvé en ville. Elle demande aux gens sur place, et coup de bol, il y a un boulanger à deux pas. (Au fait, merci Mathieu pour le Gépalémo).
Comme il n’y a pas de pancarte, comme souvent, on ne risquait pas de le voir. Le pain n’est pas prêt mais elle y retourne quelques minutes plus tard et revient avec 2 grandes galettes aux herbes, offertes par le boulanger. Encore un coup de l’hospitalité iranienne.
Nous n’avions encore jamais vu de tels pains. Mais il faut dire que chaque boulanger ne fait qu’une sorte de pain.
 
Yazd
Le remplissage du gaz prend un peu de temps, je ne suis pas sur que la bouteille soit complètement pleine mais on a ce prix là (1,6 €), ça n’est pas bien grave.
 
Et voilà, nous sommes fin prêt pour partir à l’asseau du Dacht-e kavir.

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