Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
= DUDU Express =

= DUDU Express =

Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Le lac Issyk-Koul

Dimanche 11 juin,
 
Le lac Issyk-koul, avec ses 170 km de long sur 70 km de large, et son altitude dépassant les 1 600 m, est le 2ème plus grand lac de montagne du monde (après le lac Titicaca en Bolivie).
Son nom signifie « lac chaud » car il ne gèle jamais malgré les hivers rudes dans cette région. Une eau légèrement salée et une profondeur importante en sont les raisons. Mais même au meilleur de la saison, la température de l’eau ne dépasse pas les 18°.
 
Après être redescendu de la vallée des fleurs, nous rejoignons la route qui longe la rive sud du lac. Après quelques kilomètres nous apercevons un policier qui nous fait signe de nous arrêter. Nous pensons qu’il s’agit simplement d’un contrôle mais il nous montre sa caméra qu’il porte autours du cou. Aïe.
Je réfléchi à quelle infraction j’aurai pu commettre. Vitesse excessive ? Non je n’ai pas vu de panneau et non nous ne sommes pas en ville. Peut-être le dépassement que je venais de faire juste avant ?
Le policier nous demande les papiers du véhicule et mon permis de conduire, puis il nous invite à le suivre à la voiture de police. Il a un collègue à l’intérieur qui s’apprête à un remplir un document avec les informations de nos papiers, sans doute une contravention. Mais nous ne savons toujours pas en  quoi nous sommes fautifs. Alors je reprends ma carte grise en attendant plus d’explication. Le policier fait des gestes de zigzags qui semblent vouloir dire que j’ai dépassé le camion où il ne fallait pas.  On était en sortie de virage c’est peut être ça. Mais il n’y avait ni panneau, ni ligne blanche et la visibilité était bonne. Hors de question de payer quoi que ce soit !! D’autant que nous ne sommes pas sûr de l’amande, 2 000 ou 20 000 soms (soit  260 €). Ca nous prend encore un bon quart d’heure mais les policiers finissent par laisser tomber !!
 
Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un petit chemin en bordure de la route principale. Nous envisagions de pique-niquer sur notre tapis mais l’emplacement est miné par les excréments d’animaux. De fait nous avons bien fait de rester à l’intérieur car le temps est en train de changer et rapidement nous avons droit à de grosses rafales qui soulèvent la poussière, suivies quelques instants plus tard par une belle averse.
 
Le parcours qui nous amène à notre lieu de bivouac n’est pas très loin et c’est tant mieux car la route nous secoue pas mal. Nous nous arrêtons donc à Ton, sur les bords du lac, à côté d’un camp de yourtes touristiques.
Le vent qui souffle toujours de manière soutenue,  pousse les nuages inexorablement. Ce qui donne au lac des reflets et des nuages très changeant. Avec  le soleil qui revient, nous bénéficions même d’un magnifique arc en ciel qui embelli encore le lac et les collines rougeoyantes. Superbe !
Le lac Issyk-Koul
Le lac Issyk-Koul
Le lac Issyk-Koul
Le lac Issyk-Koul

Lundi 12 juin,

Journée tranquille ce lundi au bord du lac. On se fait une ballade en amoureux. Un peu courte, mais nous apprécions ces rares moments où on peut discuter sans être interrompu ou questionné sur ce qu’on dit. Pas facile la promiscuité.
Le lac est si large qu’on ne distingue pas l’autre rive. Si les montagnes de l’Alataou ne dépassaient pas l’horizon, on pourrait se croire sur le bord de la mer. La journée est belle mais l’air est un peu frais. Simon aurait bien envie de piquer une tête mais la température de l’eau l’en dissuade.

Le lac Issyk-Koul
Le lac Issyk-Koul
Le lac Issyk-Koul
Le Kirghizistan est l’un des pays où nous voulions visiter une école et donner les fournitures scolaires qu’il nous reste. Cet après-midi nous nous rendons donc à l’école de Ton pour voir si cela est possible.
Nous sommes en milieu d’après midi et nous nous attendons à ne pas voir grand monde. Il y a quelques enfants qui jouent dans la cour mais effectivement la journée d’école est terminée. La porte du bâtiment est malgré tout ouverte alors nous approchons.
Hou là, il y a des tables empilées dans l’entrée, c’est mauvais signe. Et effectivement, les seules personnes que nous rencontrons sont des ouvriers en train de rénover l’établissement. Avec l’aide de l’outil de traduction nous comprenons qu’il y a quand même école demain mais il semble que nous soyons en période d’examen. Le directeur n’est pas là mais il habite dans une maison toute proche, dont l’arrière donne sur l’école. Alors l’un des ouvriers nous y conduit. C’est le fils du directeur qui nous ouvre et il est seul à la maison, il nous faut revenir dans deux heures.
 
Pour patienter nous allons nous stationner près du lac dont le rivage se trouve au bout de la rue de l’école. Nous tombons sur un grand parking, qui semble avoir été réaffecté à la picole depuis l’époque soviétique, vu le nombre de débris de verre. Et nous ne croyions pas si bien dire, car à peine le camping-car arrêté, trois kirghizes d’une quarantaine d’années qui trainaient un peu plus loin, viennent nous voir. Et ils sont bien éméchés, surtout l’un d’eux qui me salue en me faisant un gros câlin !!! Génial !!! Il veut absolument visiter le camping-car. Mais dans son état nous préférons qu’il jette juste un œil. Comme ça le frustre, il ronchonne et insiste. Il en arrive même à bousculer Céline pour qu’elle le laisse passer. Bon heureusement ses compagnons un peu plus sobres arrivent à calmer l’énergumène et tous repartent gentiment, en nous serrant la main, ou avec un câlin, encore !
 
A 18h nous remontons la côte pour nous retourner au domicile du directeur. Cette fois nous frappons à la porte côté rue, et nous sommes accueillis par un couple. Comme tout le monde nous a parlé de « Director », nous pensions que le directeur était un homme, mais le doute s’installe lorsque nous constatons que c’est la dame qui répond à nos questions.
Elle ne parle pas du tout anglais mais on arrive quand même à se comprendre. Alors oui l’école est ouverte demain, oui il y a un examen pour les plus grands, oui les plus petits sont en vacances et oui nous pouvons nous présenter à 11h pour visiter l’école et donner notre matériel scolaire.
Nous ne pourrons donc pas voir les enfants en classe et ça nous déçoit un peu. Décidément, mis à part en Albanie,  nous n’aurons pas eu de chance dans les visites des écoles. Tant pis.
 
Nous retournons au camping-car où nous pensions rester pour la nuit. Mais avec l’épisode des alcolos, nous préférons retourner où nous étions la nuit dernière, c’est nettement plus calme.
De fait la soirée est un peu gâchée par Simon qui nous sort le grand jeu du mauvais joueur au Linko. « C’est pas juste tout le monde s’acharne sur moi. » Na na ni, na na na …
Il n’y pas à dire, les mauvais joueurs ont vraiment le don de pourrir le jeu des autres … Certains se reconnaîtront, dont moi un peu parfois je l'avoue :-)

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Mat 16/06/2017 22:05

Dommage pour l'école, de quel genre d'examen peut-il s'agir ?

Pour Simon, tant qu'il n'a pas jeté ses cartes, ça passe encore non ? =))))