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= DUDU Express =

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Un tour d'Eurasie express pour la famille Dudu en camping-car

Descente en radeau aux Pieniny

Mardi 1er août,

L’aire de camping-car de Sekowa est super mais un peu près de la route, relativement passante. Et la proximité avec les autres camping-caristes, c’est bien pour faire connaissance, mais c’est bien aussi pour se faire réveiller de bonne heure !! :-D Après tous ces mois de voyages en solitaires, ça nous change !
 
Bon, après ménage, vidangeage et papotage, nous partons pour deux heures de route rejoindre les montages du massif des Carpates occidentale et plus précisément les Pieniny. L’objectif principal est de descendre les gorges de la rivière Dujanec en radeau. Nous arrivons sur le site vers 13h, le parking est payant bien sûr, et les gardiens nous informent qu’il y a deux heures d’attente avant de pouvoir embarquer. Il nous suggère de revenir vers 15h où l’attente est moindre. Ok, nous préférons donc rebrousser chemin et trouver un coin tranquille où déjeuner, et avec possibilité de baignade autant que possible.
 
Le GPS nous signale deux plages à proximité. Une sur le bord de la rivière, non loin de l’embarcadère. Et une autre sur le bord du lac plus en amont. Première plage : le stationnement risque d’être compliqué, on préfère aller voir plus loin. Deuxième plage : nous sommes dans une ville ultra-touristique, sa grouille de monde. La zone de baignage est bondée, on se croirait en Chine.
Aussi nous retournons vers la première plage en espérant trouver une solution pour nous parquer. C’est alors qu’un peu avant d’arriver nous découvrons un coin pinque nique non loin des berges. Je ne l’avais pas vu à l’aller. Et en jetant un œil un peu plus loin, on découvre une plage de galet. C’est parfait. Il était grand temps de s’arrêter. Avec l’heure tardive et la chaleur ambiante on commençait à avoir le tournis. Pour aller au plus rapide, Céline improvise une nouvelle fois un pique nique à l’arrache. Et nous avons même la compagnie d’un mimi chat, sans doute attiré par les victuailles.
Descente en radeau aux Pieniny

Ensuite, direction la rivière. Les enfants barbottent, les parents lisent. On est si bien là à l’ombre, que finalement on va remettre notre descente en radeau à demain.

Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny
Sauf que au cours de l’après midi, les enfants s’ennuient. Pff !
« Le courant est trop fort pour nager, et puis on n’a rien pour attraper les petits poissons ».
« Bah essayez de sympathiser avec les enfants polonais »
« Oui mais ils ne parlent pas anglais »
« Et depuis quand on a besoin de parler la même langue pour communiquer ? Comment avons-nous fait tout ce temps ? »
« Allez, retournez y et vous aller trouver une solution »
Et effectivement après quelques minutes, nous voyons nos margoulins descendre le courant sur des bouées ou autres bateaux pneumatiques, avec leurs nouveaux amis
Ils ont même trouvé de quoi attraper des poissons !
Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny

Après cette après midi de farniente, nous retournons au camping-car. Les enfants continuent de s’amuser en jouant au ballon, au frisbee et aux échecs avec Paulina, une des petites polonaises en vacances dans un appartement à côté.
Nous retrouvons également notre mimi-chat qui n’est pas contre quelques caresses.

Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny

Contre toute attente les cintres-pics-à-brochettes reprennent du service. Alors que je m’étais jurer ne plus réitérer l’expérience après le fiasco de la dernière fois. Mais cette fois, quelqu’un à laisser un petit barbecue sur pied, dont le petit diamètre permettra sûrement de mieux poser les brochettes.
Seul hic, à trop trainer sur la rédaction du blog, je démarre le feu un peu tard. Et maintenant, il fait nuit vachement plus tôt. Alors ce soir c’est diner à la lueur des bougies et des téléphones !
 

Descente en radeau aux Pieniny

Mercredi 2 août,


Nous arrivons sur le parking de l’embarcadère sur les coups de 10h. Nous nous dirigeons ensuite vers les caisses et là, surprise, il y a une file d’attente monstrueuse ! Alors que les enfants commencent à ronchonner « Et on va devoir faire la queue jusque là ! », un homme à côté de nous répond en français « Et oui ! ».

La discussion est engagée et tant mieux !! Car c’est une chance qu’il soit là car ce français du Nord de la France, avait des parents polonais. Hubert a déjà fait cette sortie et nous explique son fonctionnement. Mieux encore, il nous traduit les messages d’informations donnés par les organisateurs sur les heures de départ. Je crois que s’il n’avait pas été là, nous serions repartis pour tenter notre chance plus tard dans la journée. Nous faisons aussi la connaissance de sa femme Marie-Besse et trois de leurs petits enfants. Et c’est parfait, le garçon est dans les âges de Simon, et les filles, dans les âges de Pauline. De fait l’attente parait nettement moins longue quand on discute.
Hubert nous raconte que ses parents ont immigré séparément en France en 1936. Dans l’idée ils souhaitaient gagner un peu d’argent puis revenir au bout de deux ans, mais à l’aube de la deuxième guerre mondiale, les frontières se sont fermées. Il leur était alors impossible de regagner leur pays. Ils se sont rencontrés, plus tard, en France, et se sont installés dans le Nord. Sa mère n’est retournée en Pologne qu’en 1976. Son père n’est jamais revenu car suite aux accords de Yalta, sa région natale a été rattachée à l’Ukraine.Hubert et Marie-Besse font maintenant parti d’une association qui organise des séjours en Pologne. Eux même y viennent très souvent, notamment pour voir leur fils qui réside à Cracovie.


Les nouvelles ne sont pas bonnes, les radeaux partis en tout début de journée n’étant toujours pas revenus, la vente de billet ralentis sérieusement. Sur les 3 caisses ouvertes initialement, il n’en reste plus qu’une. Quelques minutes plus tard, cela s’aggrave encore. Ils prévoient d’arrêter la vente, tant qu’il n’y a pas de nouvelles places disponibles. Comme vont les choses, il semble bien qu’on ne passera pas avant l’après midi. Et tout est annoncé en Polonais, heureusement que nous sommes bien accompagnés.

Hubert part aux nouvelles. Et tout à coup je le vois entrer discrètement dans le guichet. Il en ressort quelques minutes plus tard avec 9 billets. A force d’insister il a réussit à acheter quelques uns des derniers billets en vente. Quelle chance, car cela fait plus d’une heure et demie que nous attendons. Il nous avouera quand même avoir donné un petit billet pour remercie la guichetière. Nous qui avons mis un point d’honneur à ne pas céder aux bakchichs sur tout notre voyage, voilà que c’est en Europe que nos principes se sont envolés !
Toujours est-il que nous sommes bien contents de pouvoir embarquer immédiatement.  Les radeaux sont en fait constitués de 5 longues coques en bois, arrimées par des cordes. Nous montons à 13 sur l’embarcation, plus les 2 bateliers qui manœuvrent avec 2 longues perches en bois.

Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny

La balade dans est vraiment sympa, alternant rapides et passages plus tranquille. A un moment nous faisons même une incursion en Slovaquie. Et oui, car la rivière Dujanec est une frontière naturelle.
On navigue parmi les kayaks, les raftings et les baigneurs. Une vraie sensation de vacances.

Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny
Descente en radeau aux Pieniny

Au bout de 2 heures de descente, on commence à avoir mal aux fesses. Heureusement le débarcadère n’est pas loin. Nous regagnons la terre ferme dans une ville touristique où nos compatriotes souhaitent rester un moment pour se restaurer. Ils nous accompagnent néanmoins à la gare routière, où les navettes attendent pour le retour.  Ah ?! Comment ça ?! Le prix du billet n’inclus pas la navette ! N’importe quoi. Nous voilà obliger de débourser encore quelques euros pour pouvoir rentrer. C’est le genre de truc qui nous gonfle royalement. Tout mis bout à bout, ça commence à faire cher la sortie. Heureusement que la balade était bien sympathique.


Il fait une chaleur à crever dans cette navette. Après 20 minutes de trajet nous voilà de retour au parking, affamés et assoiffés.
Nous reprenons vite vite le camping-car surchauffé pour retourner où nous avons dormi. Encore une fois Céline doit improviser pour le repas. Mais en tout cas, mimi-chat est tout content de nous revoir.

Le ciel s’est sérieusement couvert, si bien que la pluie commence à tomber. Heureusement que la table de pique-nique dispose d’un toit !!  Les enfants rentrent sitôt terminés, alors qu’avec Céline on traine un peu sous l’abri. Et mal nous en a pris car la pluie s’intensifie d’un coup, avec de bonnes rafales de vent. C’est un bel orage ! Nous voilà obligés de rentrer à grandes enjambées.
C’est râpé pour l’après midi baignade …

Dans notre programme initial, nous avions prévu de visiter Cracovie et la mine de sel de Wieliczka, située à une dizaine de kilomètres. Avec les températures élevées de ces derniers jours nous avons préféré renoncer à la visite de la deuxième plus grande ville du pays. Mais maintenant, là, on se dit qu’on pourrait quand même faire la mine de sel. Alors nous voilà partis en direction de Cracovie.
Pour quitter les Pieniny, nous longeons le lac Czorsztyn qui offre de jolies vues.

Descente en radeau aux Pieniny

A son extrémité nous arrivons dans le village de Debno. Alors que nous nous apprêtons à sortir de la Dudumobile pour allez visiter la jolie petite église en bois, un 4x4 se met à notre hauteur. Et on entend « Alors comment ça va la Loire-Atlantique ». Il s’agit d’un couple du Maine et Loire qui vient nous saluer. Eux aussi sont habitués des road trips. Ils ont récemment avalé les longues pistes de Mauritanie !
 Nous ne discutons ainsi que quelques minutes mais c’est suffisant pour se voir fermer la porte de l’église au nez !!

Descente en radeau aux Pieniny

Encore deux bonnes heures de route (il y a du monde) et nous arrivons à Dobczyce. Le parking n’est pas sensas mais nous ne sommes plus qu’à 16 km de la mine de sel.

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eve 05/08/2017 18:15

super sympa toutes ces rencontres , beaux paysages bien verts et quel contraste entre la dudu et le cheval,
bisous à tous
ps les bretons sont de retour